4 février 2019 Emmanuel Avarello

S’exprimer et communiquer dans le respect des autres

A l’heure du grand débat, les questions relatives à l’expression tant sur les réseaux sociaux qu’à travers d’autres supports, suscitent une réelle réflexion. Que pouvons-nous dire ? Peut-on tout dire ? Comment concilier une nécessaire transparence et le respect de l’intimité ? L’enjeu est bien de permettre à tout un chacun de s’exprimer, d’être reconnu et de se souvenir que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.

 

Participation au grand débat

Dans le cadre du grand débat national lancé par Emmanuel Macron qui se terminera le 15 mars, la Fédération Nationale des Infirmiers souhaite porter la voix des infirmières libérales. Afin d’être au plus proche des attentes des IDEL et dans le contexte national, la FNI a mis en ligne une plateforme « le grand débat des IDEL » pour enrichir les contributions : https://granddebatdesidel.fr

Le site comprend deux entrées. La première permet de répondre à un questionnaire articulé autour des 4 grands thèmes du débat national : transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, démocratie et citoyenneté/organisation de l’État et des services publiques. La seconde permet l’expression libre et servira à recueillir les idées et les contributions des professionnels. Ne doutons pas de la pertinence et du bon sens infirmier, professionnels de santé mais aussi citoyens engagés.

La Fédération portera une synthèse des réponses dans le cadre du grand débat national.

Dans le même ordre d’idée, la Mutualité Française souhaite donner « l’opportunité aux Français de s’exprimer sur les questions de santé et pour cela organiser des débats sur l’ensemble du territoire, avec un temps fort du 4 au 8 mars 2019.

Deux questions seront proposées à l’ouverture de ces rencontres :

Comment assurer, dans les territoires, un égal accès à la prévention et aux soins de qualité pour tous, à tous les âges ?

Comment lever les obstacles financiers à l’accès aux soins ?

Les réunions programmées dans le cadre de « Place de la Santé – Le Grand débat » et l’ensemble des propositions seront publiés sur www.mutualite.fr.

Source : Communiqués Fédération Nationale des Infirmier et Mutualité française

 

Les établissements de santé « addicts des systèmes d’information »

 

Jean-Patrick Lajonchère, directeur général du groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph est intervenu le 22 janvier dans le cadre des journées D4 Evolution, organisées par l’éditeur de logiciels de santé Medasys et le groupe Dedalus (partenaires de Monali).

Pour lui, les établissements de santé sont devenus de « gigantesques plateformes logistiques addicts des systèmes d’information avec des outils informatiques trop peu intégrés et peu ergonomiques ». Il a déclaré, «  l’outil informatique est donc devenu indispensable » mais, « le risque réside pour moi dans le manque de communication des différents outils disponibles ».

Selon lui,  » il faut une vision plus globale » et les éditeurs de logiciels doivent répondre à une problématique difficile avec la construction d’un outil informatique global qui répondent aux exigences des différents métiers de l’hôpital… On vous met en présence d’une dizaine de métiers autour d’une table, qui jargonnent, qui ont chacun leur vision de l’hôpital… Tout doit être mieux fait, mieux intégré, avec des outils intuitifs, responsable, paramétrables et évolutifs… Effectivement, on vous demande quasiment l’impossible », a-t-il reconnu, d’autant qu’ il « faut que cela soit simple pour les professionnels internes et externes à l’hôpital et pour les patients. »

 

Les plateformes de prise de rendez-vous en ligne épinglées

Les plateformes de rendez-vous médicaux en ligne ont six mois pour faire disparaître de leurs sites les mentions discriminatoires envers les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) ou de l’aide médicale de l’Etat (AME). C’est Jacques Toubon, le Défenseur des droits, a rappelé « l’article L1110-3 du code de la santé publique qualifie le caractère illégal de tels refus: aucune personne ne peut faire l’objet de discriminations dans l’accès à la prévention ou aux soins. Le fait d’annoncer publiquement le refus de ces patients, même en les réorientant vers les hôpitaux publics, est contraire aux articles 225-1 et 225-2 du code pénal interdisant les discriminations. Cette pratique est ainsi susceptible de caractériser une discrimination en raison du statut, de l’état de santé ou éventuellement de la vulnérabilité économique des patients concernés. »

Enfin, en conclusion, le défenseur des Droits précise que les informations doivent être inscrites sur les sites « de manière neutre en évitant tout référence au statut du patient eu égard à la sécurité sociale ».

 

Philippe Duperray

 

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