2 janvier 2019 Emmanuel Avarello

Retour sur les rencontres de la FHP 2018

Retour sur les rencontres de la FHP 2018. 24/12/2018

 

 La réforme du financement constitue un enjeu majeur pour le système de santé. Ce sujet a été largement débattu pendant le congrès car il représente certaines inquiétudes pour le secteur de l’hospitalisation privée.

 

Lamine Gharbi, président de la FHP, a notamment déclaré, « quand je vois le calendrier qui est proposé à Jean-Marc Aubert (chargé depuis quelques mois par le ministère des Solidarités et de la Santé d’animer une task force sur cette réforme), qui doit rendre sa copie le 15 janvier je crois, je me dis que cela va trop vite… le financement des établissements pèse 80 milliards d’euros c’est un gros paquebot ».

 

« Je ne vais brusquer personne avec la réforme de la tarification », a souligné Agnès Buzyn, ministre de la Santé, « nous allons discuter cette réforme, avec des études d’impact, évidemment, nous allons modéliser, y aller progressivement, on ne transforme pas un modèle tarifaire en une fois »… « petit à petit faire rentrer dans nos équations tarifaires des modes de tarifications diversifiées, qui valorisent des choses qui ne sont pas valorisées aujourd’hui dans les activités »… « Faites-moi confiance, on va tous dans la même direction, une réforme que j’espère intelligente… où tout le monde se sente embarqué dans lequel les soignants retrouvent une qualité de vie [et du sens à leur travail ».

 

Pour Jean-Marc Aubert, chargé de la task force , « nous allons passer à un financement plus combiné, compléter ou remplacer suivant les cas, le financement en y ajoutant une partie d’incitation à la qualité »… « se poser la question de passer d’un financement par acte à une activité plus globale, par exemple la prise en charge non pas seulement sur l’intervention chirurgicale, mais pourquoi pas sur une partie des soins en amont ou consécutifs »… « Nous travaillons sur le forfait par professionnel, qui nous paraît plus adapté au système français mais on va éventuellement expérimenter des forfaits pluriprofessionnel ».

L’Ile de France, le premier désert médical de France, s’est inquiété Valérie Pécresse, présidence de la région. Elle veut donc agit sur l’installation de professionnels de santé, la télémédecine et la prévention. Comme le précise, Cédric Arcos, DG adjoint de la région, « Des déserts médicaux s’amplifient. Nous devons montrer que nous sommes capables de travailler ensemble. »

Un état d’esprit qui manque a déploré Dominique Pon, pilote du chantier numérique de la stratégie Ma santé 2022 « on ne voit pas apparaitre de grand projet humanisme porteur de sens dans le numérique…Il faut donner du sens à nos actions ».

 

Philippe Duperray – Docteur en pharmacie