3 septembre 2019 Justine Pelerin

LES BREVES DU 3 SEPTEMBRE 2019

Le 3 septembre 2019,

Les textes pour la création des assistants médicaux sont parus

Le 20 août, un arrêté a été publié confirmant l’avenant n°7 de la convention des médecins et la création du nouveau métier d’assistant médical.

Les assistants médicaux doivent permettre aux médecins de libérer du temps médical afin notamment de pouvoir suivre un plus grand nombre de patients, mieux les prendre en charge, coordonner leurs parcours et s’engager plus fortement dans des démarches de prévention, précise le texte.

3 domaines d’intervention pour ces missions confiées à l’assistant médical, des tâches de nature administrative, comme :

  • l’accueil du patient et la gestion de son dossier informatique ;
  • aide au déroulement de la consultation ;
  • des missions d’organisation et de coordination avec les autres acteurs intervenant dans la prise en charge des patients.

Cette mesure permettra peut-être de lever les réticences de certains médecins à s’investir dans l’interprofessionnalité.

 

Les CPTS doivent « développer le recours à la télésanté »

Les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) vont être incitées à « développer le recours à la télésanté (télémédecine et télésoin) ». Un accord conventionnel a été conclu entre l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam) et une quarantaine d’organisations syndicales. Il prévoit ainsi le financement des CPTS en contrepartie d’une série de missions car ces structures « peuvent notamment constituer un cadre particulièrement porteur pour favoriser le développement des téléconsultations dans le respect du parcours de soins ».

Il s’agit en particulier, précise l’article de tic santé, de « répondre aux besoins de soins » lorsque le patient ne dispose pas d’un médecin traitant désigné, ou que ce dernier n’est pas disponible « dans un délai compatible avec l’état de santé du patient ».

Source : https://www.ticsante.com/story.php?story=4742

 

Le pharmacien et la coordination des soins

PharmacienPour Morgane Freudiger, responsable marketing d’Observia, « en lien avec le médecin traitant, le pharmacien d’officine devient le nouveau pilier de la coordination des soins. »

Plus qu’un commerçant de quartier, elle considère le pharmacien comme « le premier professionnel de santé de proximité des français d’autant qu’il jouit d’une excellente relation de confiance avec les patients ». Face aux déserts médicaux, à la diminution des durées de séjours hospitaliers implique, le rôle du pharmacien se renforce et se transforme pour assurer un meilleur maintien des personnes âgées à domicile.

Et si le pharmacien devenait le pivot de la transition ville-hôpital-ville aux côtés du médecin traitant, pilier de la coordination du parcours de soins ? se demande Morgane Freudiger. Pour Monali, c’est certain, la réponse est oui en pensant aussi à associer l’infirmière et l’infirmier libéraux, notamment sur la coordination entre l’hôpital et la ville et d’accompagnement des patients.

« Avec l’arrivée des entretiens pharmaceutiques en 2013 et du bilan partagé de médication en 2018, le pharmacien participe activement à l’information et l’éducation du patient, au suivi de son adhérence médicamenteuse et à la lutte contre l’iatrogénie, en collaboration étroite avec le médecin traitant. … »

L’organisation du parcours de soins de demain se dessine avec « un pharmacien aux missions élargies, un médecin traitant en charge de la coordination des soins, (ndlr – et des infirmières au domicile des patients et le partage avec l’ensemble des professionnels de santé du patient)…

Pour Morgane Freudiger, il convient de « favoriser la communication inter-professionnelle et développer les outils adéquats ! Au-delà des interactions pharmacien-médecin traitant, le pharmacien de ville voit également ses relations avec le milieu hospitalier évoluer et se multiplier. » Encore une fois, c’est bien là aussi l’objectif de Monali !

… car « il est fondamental qu’un partage d’informations se fasse entre l’hôpital et la pharmacie d’officine et c’est ici que les enjeux d’interopérabilité et d’usage sont les plus critiques. » … « Cette tendance à la délégation de compétences et au partage des tâches, nécessite une grande transparence, des mots, des rôles et des responsabilités clairs ainsi que des garanties pour que les actes se déroulent en toute sécurité », remarque-t-elle.

 

Voir tout l’article : http://bit.ly/2PyPjYv

 

Les jeunes et l’hygiène de vie

Une étude publiée par Sanofi en juillet dernier montre que 76 % des jeunes Français, de 23 à 38 ans, prennent au sérieux la gestion de leur santé et leur bien-être. En effet, pour eux, « self-care » veut dire bonne hygiène de vie. Ils pensent qu’il faut manger sainement (60 %), dormir suffisamment (46 %) et être actif physiquement (46 %). Ils sont aussi sensibles à la nécessité de surveiller leur poids et leur tension artérielle.

 

 

Les infirmiers libéraux dans le Collectif SOS Retraites

9 syndicats de professionnels libéraux (médecins, chirurgiens, kinésithérapeutes, infirmiers, orthophonistes et podologues notamment) participent à la création du Collectif SOS Retraite. L’objectif est de « sauver leur régime de retraite complémentaire ». Selon eux, ces professions financent des régimes autonomes depuis des décennies sans avoir jamais rien coûté aux contribuables et la Réforme des Retraites aboutirait à « supprimer ces régimes, à faire un hold-up d’État sur leurs réserves cotisées et à majorer le coût du maintien des retraites à leur niveau actuel, voire doubler les cotisations retraites.

 

Le nouveau rôle des pharmaciens vu par France 2 – Décembre 2018

Synthèse réalisée par Philippe Duperray