25 septembre 2019 Justine Pelerin

BREVES DU 25 SEPTEMBRE 2019

Le 25/09/19,

Pacte de refondation des urgences

Materiel MedicalAgnès Buzin, ministre des Solidarités et de la Santé, a réuni des professionnels de santé pour échanger sur les bonnes pratiques issues du terrain. Trois sujets ont ainsi été traités au cours d’ateliers :

  • l’admission directe des personnes âgées dans les services d’hospitalisation,
  • la gestion des lits dans les hôpitaux
  • le développement des compétences des paramédicaux

Concernant, le passage par les urgences pour les aînés, il s’avère que c’est en fait une facteur de risque puisque 23% des personnes de plus de 75 ans passent en effet plus de 8 heures dans ces services contre 10% des 15/74 ans.

Par ailleurs, il est démontré qu’une gestion efficace des lits d’aval des urgences contribue à désengorger les services en permettant aux patients qui le nécessitent d’être hospitalisés plus rapidement. Enfin, sur l’application dans les services d’urgence de protocoles de coopération au bénéfice des infirmiers, les services d’urgence pourront s’appuyer dès octobre sur de nouvelles compétences accordées aux infirmiers dans le cadre de la délégation de certaines tâches. En outre, les infirmiers auront la possibilité dès 2020 de se former à la pratique avancée aux urgences.

Rappelons que le pacte comprend 12 mesures clefs et qu’il est doté de 754 millions d’euros de 2019 à 2022. Notamment, la mesure n°6 visera à intégrer la vidéo à distance dans tous les Samu dès le début 2020 pour permettre le transfert de flux vidéo entre l’appelant et le médecin régulateur du Samu.

Quelques  jours auparavant, Agnès Buzyn avait précisé que « les personnes appelant le Samu pourront, en fonction de leur situation, basculer vers un appel vidéo. En effet, l’apport de la vidéo améliorera significativement la qualification des appels… »

Les infirmières en première ligne

Infirmière à l'hôpitalLes représentants des infirmiers et infirmières se montrent très satisfaits des différentes annonces sur ce pacte. Ainsi, pour la Fédération Nationale des Infirmiers (Syndicat d’infirmiers), la mesure qui va permettre à leur profession une prise en charge directe participera à la résolution de la crise que traversent les urgences. Pour la FNI, ces dispositions doivent être étendues et surtout ne pas se limiter aux professionnels intégrés dans des maisons de santé pluri professionnelles de type SISA.

De son côté, Patrick Chamboredon, Président de l’Ordre des infirmiers, se félicite du fait de s’appuyer sur les compétences des infirmiers pour apporter des solutions à un enjeu de santé publique. C’est, pour lui, suffisamment rare pour être souligné. L’Ordre des infirmiers se réjouit aussi que les pouvoirs publics semblent enfin mieux considérer les savoir-faire et les connaissances cliniques de la première profession de santé en France. Continuons sur cette voie ! conclut-il.

La Fédération des kinésithérapeutes sera, dit-elle, proactive dans la mise en œuvre de ces mesures afin de faire valoir les droits à une rémunération juste de ces nouvelles missions de santé publique.

 

CPTS et actions pour Ma santé 2022

Agnès Buzin a, par ailleurs, présenté les avancées de la première année de mise en œuvre de la stratégie lancée par le président de la République. Pour elle, l’année 2019 a déjà permis d’initier la refonte en profondeur des études en santé comprenant notamment la suppression du numerus clausus, des épreuves classantes nationales et du concours d’entrée en institut de formation en soins infirmiers… De plus, les 50 premiers infirmiers de pratique avancée sont entrés en fonction… Elle a souligné que depuis mars 2017, le nombre de maisons de santé pluriprofessionnelles a progressé de près de 40%, le nombre de centres de santé médicaux polyvalents a quant à lui augmenté de 25%,
Concernant, les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), 400 projets sont recensés – soit 50% de plus que l’an passé – et le premier conventionnement interviendra mi-septembre avec la CPTS de Vénissieux. Une CPTS pourra percevoir jusqu’à 400 000 € pour les missions de service public qu’elles rempliront. Dans la cadre de Ma santé 2022, le développement de CPTS conventionnées doit à terme assurer un maillage de tout le territoire.

 

Journée mondiale des pharmaciens

Le thème retenu pour le mercredi 25 septembre est cette année  » Pharmacien: votre expert en médicaments « . Les pharmacies françaises peuvent saisir là, l’occasion d’approfondir le dialogue avec les patients pour renforcer l’adhésion à leur traitement. Cette journée doit aussi permettre de parler de la coordination des soins entre professionnels de santé. Monali constate que sa solution est bien au cœur de ces deux sujets. Cette journée mondiale a été créée en 2009 à l’initiative de la Fédération internationale pharmaceutique (FIP).

 

La pharmacie moyenne en chiffres

Selon l’étude menée comme chaque année par Fiducial, le chiffre d’affaires moyen d’une pharmacie est, pour 2018, de 1,569 million d’euros. Une officine de pharmacie emploie en moyenne 4,7 salariés équivalents temps complet (hors titulaire ou associés) ce qui donne un chiffre d’affaires moyen par salarié de 336 000 .

En 2020, le DMP devient automatique

Dès l’année prochaine, chaque assuré se verra doté automatiquement d’un dossier médical partagé (DMP), sauf à s’y opposer formellement. Actuellement, seulement 7 millions de Français détiennent un DMP. C’est pourquoi, l’Assurance-maladie a lancé une nouvelle campagne de communication pour notamment améliorer le taux de notoriété du DMP. Il semble que les médecins l’utilisent plus, puisque 20 % d’entre eux y abondent régulièrement. Les pharmaciens restent les premiers contributeurs de création de DMP, 89 % des pharmaciens proposent l’ouverture du DMP à leurs patients.

 

Synthèse réalisée par Philippe Duperray