23 mai 2019 Justine Pelerin

Brèves du 23 mai 2019

Le 23 mai 2019,

Un cadre pour les CPTS

Pour la Fédération des CPTS un accord conventionnel interprofessionnel est indispensable au développement de ces communautés sur tout le territoire.
La généralisation des CPTS doit passer par un cadre institutionnel et financier pérenne d’autant plus qu’organiser l’ambulatoire et l’exercice de ville semble vital, selon la Fédération, pour un système de santé en très grande difficulté. L’hôpital a besoin d’être soulagé de toutes les demandes de soin qui pourraient être traitées en ambulatoire.

Dans son communiqué, la Fédération précise que les professionnels de santé présents dans chaque territoire doivent prendre la responsabilité de créer une communauté ambulatoire et d’innover pour améliorer la réponse aux besoins de santé de la population.  Au législateur de tracer un cadre souple, permettant de définir les protocoles et les procédures de travail inter professionnel dans un souci de qualité.

 

La feuille de route d’Agnès Buzin sur l’e-santé

Face à la feuille de route gouvernementale visant à « accélérer le virage numérique », les éditeurs de logiciels, les établissements et les professionnels de santé demeurent vigilants sur la capacité des pouvoirs publics à débloquer des financements à la hauteur des ambitions.

La création d’une délégation ministérielle du numérique en santé (DNS), rattachée directement à la ministre, Agnès Buzyn et l’Asip santé rénovée sous le nom d’Agence du numérique en santé (ANS) semblent cependant satisfaire les différents acteurs.

Le plan de soutien à l’informatisation des établissements et services du médico-social (ESMS) qui sera lancé en 2020 est soutenu, notamment par la Fehap, l’Uniopss et la FHF.

Reste à résoudre le sujet de l’interopérabilité qui est certainement le meilleur levier pour soutenir l’essor du numérique en santé.

 

La plateforme Monali devient DMP-compatible

Comme l’écrit Tic santé, « la plateforme de coordination Monali, utilisée notamment par les pharmaciens d’officine et les infirmiers libéraux, permet désormais de créer, compléter et consulter un dossier médical partagé (DMP) … La plateforme Monali vise à « simplifier les parcours de soins » en connectant les professionnels de santé et les prestataires à domicile, en leur permettant notamment de créer un dossier de soins partagé entre la médecine de ville et l’hôpital.

Aujourd’hui, Monali propose une solution pour créer des DMP grâce à un logiciel d’interface qui fait le lien entre Monali et le service de l’assurance maladie qui permet en « quelques clics », avec l’accord du patient et sa carte Vitale, de créer ou consulter un DMP.

Par ailleurs, Monali a fait évoluer son interface de chargement des données patients. Un bouton « charger depuis la carte Vitale » offre aux professionnels d’implémenter automatiquement les informations du patient (nom, prénom, numéro de sécurité sociale…). Permettant ainsi de générer « un gain de temps évident et une sécurisation de plus pour les professionnels et leurs patients », s’est félicitée la société DV santé ».

https://www.ticsante.com/story.php?story=4616

 

Simplifier la réalisation des bilans partagés de médication grâce au recours au digital

De son côté, Le Quotidien du pharmacien cite les propos de Thibaud Lefèvre, notre directeur technique, dans un dossier consacré aux bilans de médication. « DV Santé, qui avec sa plate-forme Monali travaille d’abord sur le parcours de soins du patient entre l’hôpital et la ville et est donc centré principalement sur les problématiques d’interprofessionnalité, estime important de proposer aussi des « outils métiers » adaptés à l’activité des différents professionnels de santé. Pour les pharmaciens, la plateforme leur donne déjà la possibilité de mener des EP, par le biais d’un moteur de formulaires. « Grâce à ces formulaires, il est possible de créer et de faire évoluer questions et réponses, pour les transformer ensuite en PDF qui seront transmis au dossier patient », explique Thibaud Lefèvre, directeur technique de DV Santé. Ces formulaires peuvent être également utilisés pour décrire les interactions médicamenteuses, un dispositif cependant décrit comme « basique » puisqu’il faut quand même des manipulations humaines pour extraire des données. Comme l’annonce le journaliste Hakim Remili,  « une nouvelle version va sortir en juin, avec la possibilité d’établir des paramétrages plus poussés afin notamment de mieux appréhender l’aspect interactions médicamenteuses. Mais DV Santé rappelle la nature même de son activité, celle de croiser des données émanant de différents praticiens, quelque chose par essence de très vaste ».

Nous reviendrons très bientôt sur ces évolutions.

 

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/marketing-et-gestion-dune-officine/article/2019/04/18/simplifier-la-realisation-des-bilans-partages-de-medication-grace-au-recours-au-digital_277871

 

Synthèse réalisée par Philippe Duperray