19 juin 2019 Justine Pelerin

BREVES DU 19 JUIN 2019

Le 19 juin 2019,

EDITO

Communiquer pour mieux agir

Les professionnels de santé ne trouvent pas toujours très facile de communiquer sur leurs services. C’est notamment le cas des pharmaciens dont l’avenir passe par l’engagement dans de nouvelles missions et des services rémunérés.

Il leur faut parler d’entretien pharmaceutique, de bilan partagé de médication,  de livraison à domicile, de dépistage, de coaching nutritionnel, d’entretien sevrage tabagique ou encore de test angine…

L’objectif est bien de faire savoir aux patients-clients que le rôle des officinaux évolue et que ces services conventionnés ou non sont payants. Pas toujours aisé dans le contexte actuel. De plus, il leur faut tenir compte des autres professionnels de santé de manière à travailler, comme par exemple sur la vaccination anti-grippale, en complémentarité et non en concurrence.

Le champ des besoins est suffisamment large pour que médecins, infirmières, kinés, pharmaciens et les autres professionnels de santé puissent collaborer efficacement à l’amélioration du parcours de soins au service de leurs patients communs.

En matière de communication, l’enjeu semble bien se situer à la fois dans l’inter-professionnalité et vis-à-vis du grand public.

Philippe Duperray

 

 

Prévention des brûlures et soins aux brûlés

Huit recommandations viennent d’être émises par la Société francophone de brûlologie en partenariat avec l’Association des brûlés de France pour un service public plus efficace. Nous vous conseillons vivement de télécharger le Livre blanc qu’ils viennent de faire paraître grâce au lien suivant :

https://livreblanc.societe-de-brulologie.fr/wp-content/uploads/2019/05/livre-blanc-SFB.pdf

 

Les 5 objectifs de l’ANSM

L’ ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a cinq objectifs stratégiques pour moderniser ses systèmes d’information et « résorber sa dette technologique » pour la période 2019-2023 :

  • inscrire la donnée au cœur des enjeux sanitaires et de santé publique
  • assurer une maîtrise du SI, des projets numériques et des données
  • corréler l’efficacité et l’efficience de la fonction SI
  • inscrire le SI, les projets numériques et de données dans une dynamique d’innovation
  • valoriser l’agence et son action en matière de santé publique via le SI, le numérique et les usages de la donnée.

 

6 millions de DMP créés

Pour Nicolas Revel, le directeur général de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam), 6 millions de dossiers médicaux partagés (DMP) ont été créés.  Le 29 mai, 5,75 millions de dossiers avaient été déjà créés. Rappelons que l’objectif pour l’assurance maladie est de 40 millions en 2022.

Le directeur de la Cnam a annoncé que plus de 10000 médecins libéraux alimentent actuellement les DMP, et que 25000 ont déjà consulté le dossier des patients qu’ils prennent en charge. Quant aux établissements de santé, 17 CHU sont « engagés » dans l’alimentation du DMP comme l’hôpital Henri-Mondor (AP-HP, Créteil). Dans le secteur privé, le groupe de cliniques Elsan souhaite mettre en place l’alimentation automatique des DMP.

Selon Nicolas Revel, la réussite de la consultation et de l’alimentation du DMP passe par  l’interopérabilité des logiciels métiers avec l’outil DMP. « Nous avons aujourd’hui 166 logiciels ‘DMP-compatibles’ et agréés comme tels », précise-t-il. Pour info, c’est bien entendu le cas de Monali.

Mais être agréé ne signifie pas forcément être extrêmement simple, intuitif, rapide, facile et agréable ! Yvon Merlière, chef de projet DMP à la Cnam, explique « qu’il faut entre un an et demi et deux ans pour qu’un établissement de santé installe et alimente couramment le DMP ».

 

Synthèse réalisée par Philippe Duperray