25 mars 2019 Emmanuel Avarello

Brèves du 16 mars 2019

Le 16 mars 2019

 

L’impact d’Internet sur la grande distribution

Le saviez-vous ? Auchan a récemment annoncé une perte de plus d’un milliard d’euros pour l’exercice 2018 mais, c’est toute la grande distribution qui souffre. L’équation est simple selon un article paru dans La Croix : plus la taille des magasins est grande, plus la baisse est importante. Le modèle du supermarché inventé à la fin des années 1940 est à bout de souffle.

Car nos manières de consommer évoluent et effectuer nos achats en dehors des villes fait de moins en moins partie de nos réflexes : soit nous commandons sur le Net, soit nous allons vers des enseignes de centre-ville remarque Bernard Cova, sociologue dans l’interview au journal La Croix. Selon lui, les spécialistes d’architecture et de planification urbaine prédisent de véritables cimetières, avec de plus en plus de grandes surfaces abandonnées.

Amazon a provoqué un changement effroyable en prenant des parts de marché dans tous les domaines. Aujourd’hui, le nouveau triptyque qui structure l’existence c’est l’homme, l’écran, le clavier et internet est en partie responsable de la chute du chiffre d’affaires des centres commerciaux.

Faut-il y voir une opportunité pour les pharmacies, sans doute à conditions qu’elles s’adaptent et proposent des services de proximité.

 

Les infirmières veulent un accès direct aux soins infirmiers pour les patients

La FNI (Fédération nationale des infirmiers) a dévoilé les propositions qu’elle a colligées au cours d’une consultation en ligne.

Le souci majeur des infirmiers libéraux est de permettre un accès direct des patients aux soins infirmiers de ville et souhaiteraient instaurer une consultation infirmière de première ligne qui pourrait « prendre en charge les affections bénignes et orienter directement, si besoin, le patient vers le médecin, le spécialiste ou le centre de plaies ».

Autre compétence à élargir selon les IDEL ayant participé au débat : le droit de prescription et être davantage associés à la permanence des soins avec des modalités de rémunération révisées.

L’Ordre infirmier propose lui 4 amendements au projet de loi de transformation du système de santé, de manière à favoriser l’autonomie de la profession, valoriser les compétences, et « faciliter le travail coordonné avec les autres professionnels de santé, réelle nécessité pour répondre aux besoins des patients et axe de transformation pour notre système de santé », pense Patrick  Chamboredon, Président de l’Ordre des infirmiers. Ces 4 amendements sont :

– assouplissement du cadre légal d’intervention de l’exercice infirmier (afin, notamment, de mieux répondre à l’enjeu des déserts médicaux) ;

– plus grande autonomie de l’exercice infirmier en pratique avancé, qui doit pouvoir s’exercer en lien avec les autres professionnels de santé, mais sans pour autant systématiser la « coordination des soins par un médecin ».

– revenir sur le projet qui consiste à favoriser le financement et l’intervention d’assistants médicaux au sein des communautés professionnelles de territoires de santé ;

– instaurer la certification et la valorisation périodique pour tous les professionnels de santé, et pas seulement pour les médecins, dans une logique de droit à l’information du patient.

Pendant ce temps, les négociations infirmières avec la CNAM (Caisse nationale d’Assurance maladie), coincent encore !

 

Projet territorial de santé toujours : « un machin inutile ! »

De son côté, la CSMF (syndicat de médecins libéraux) a analysé le projet de loi portant réforme du système de santé… Le communiqué précise que les médecins libéraux ne veulent pas être aux ordres des GHT dirigés par l’hôpital de référence. Pour eux, ce projet territorial de santé est encore un « machin » qui se surajoute au projet de santé propre aux différents acteurs à l’intérieur du projet régional de santé. « Sortons de cette bureaucratie envahissante, et occupons-nous des patients ! » écrit le syndicat

 

Un exercice coordonné avec les autres professions de santé pour l’avenir de la pharmacie

Pour Nassim Mekeddem, étudiant en pharmacie, ancien président de l’ANEPF et ancien Vice-Président de la FAGE, « si nous voulons tirer notre système de santé vers le haut, il faudra résoudre cette question d’une meilleure collaboration, coordination et communication  entre les différents professionnels de santé que ce soit en ville, en milieu rural mais aussi dans les relations “ville-hôpital”, afin d’améliorer la prise en charge du patient et de renforcer la notion de parcours de santé. »

Si le pharmacien d’officine a un rôle primordial à jouer, il faut réfléchir collectivement à définir, pour chaque nouvelle mission, nouveau service, une nomenclature de tarification, avec un prix à définir et des modalités de facturation à fixer (au temps, à l’acte, un forfait, prix libre…), pense Nassim Mekeddem qui va consacrer sa thèse de fin d’études à ce sujet.

 

Philippe D.