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Rapport Aubert sur la réforme des hôpitaux et de la santé

Le 4 février 2019

Rapport Aubert sur la réforme des hôpitaux et de la santé

Jean-Marc Aubert a remis à Agnès Buzyn le rapport de la « task force » qu’il présidait depuis plusieurs mois. Il y défend notamment un paiement au suivi des pathologies chroniques avec la mise en place en ville des forfaits de prise en charge comme ceux actés par la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2019 pour les patients diabétiques et les insuffisants rénaux à l’hôpital.

« Ainsi, pour le médecin généraliste, pour l’infirmière libérale, un forfait de prise en charge globale des patients pourra se substituer au paiement des actes actuellement réalisés pour le suivi de certaines pathologies chroniques ».

En fait, quatre scénarios sont proposés :

  • le paiement à la qualité comme une prescription modérée des antibiotiques des médecins à leurs patients ou une large vaccination contre la grippe des personnes de plus de 65 ans qu’ils suivent.
  • le paiement à la pertinence avec une diminution des tarifs dans les régions, les départements où les gestes s’écartent significativement des moyennes nationales
  • le paiement au suivi des maladies chroniques comme vu plus haut.
  • le paiement groupé à la séquence de soins avec par exemple un paiement tout-en-un de l’ensemble des soignants chargés d’une opération de prothèse de hanche d’une personne âgée.

 

Les réactions

La FHF y voit « un certain nombre de constats auxquels elle adhère, notamment sur la prise en compte insuffisante de la pertinence dans le financement. Cependant ce rapport qui était très attendu par les hôpitaux publics ne formule que de timides propositions sur la régulation de l’ONDAM ». « La T2A n’est qu’un outil et que rien ne changera véritablement pour les hôpitaux, actuellement asphyxiés, si on ne modifie pas en profondeur l’ONDAM », indique Frédéric VALLETOUX, président de la FHF.

La Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP) « partage l’ambition et les grandes pistes du rapport ». Cependant, elle « s’oppose à un objectif arbitraire et excessif de réduction de la part du financement lié à l’activité. Elle alerte aussi sur un modèle de financement pour la psychiatrie privée totalement inapproprié qui risque de pénaliser le dynamisme des établissements ».

Le rapport va dans le sens de ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique).

Pour le SML (Syndicat des médecins libéraux), « les propositions qu’il contient visent à déployer en ville, une usine à gaz à travers la collectivisation d’une rémunération forfaitaire entre les différents acteurs, qu’ils soient libéraux ou publics… le rapport dynamite le mode de rémunération des médecins libéraux et de la médecine libérale, et au passage le système conventionnel, sans doute jugé trop protecteur et avantageux pour les médecins libéraux, relégué au rôle d’observateur ».

Les équipes des centres de santé dont FNCS, USMCS (médecins), SNCDCS (dentistes) saluent la publication du rapport « il est enfin possible de reconnaître l’évidence : pour les soins courants, le paiement à l’acte c’est dépassé, place au forfait. C’est en effet un forfait tout compris que les équipes de centres de santé participant au projet EPIDAURE-CDS préparent avec le Ministère pour leurs patients volontaires dans le cadre du fameux article 51 ».

La CSMF (syndicat de médecins) est « frappée par des propositions complexes, essentiellement centrées sur l’hôpital qui est encouragé à intervenir en médecine de ville, contrairement à ce qui devrait être son cœur de mission. Dans ce rapport, la médecine spécialisée libérale y est quasiment oubliée ! »

Et les pharmaciens ? « Le rapport n’en parle pas » regrettent les officinaux.

 

Plus d’informations ici : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_financement_et_regulation.pdf

 

On parle CPTS aux Rencontres USPO

Présent à ces rencontres, organisées par l’ Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine, nous avons pu constater combien le sujet des CPTS (Communauté Professionnelle Territoriale de Santé) est important pour l’ensemble des professionnels de santé. Nicolas Revel, directeur général de la CNAMTS, a notamment déclaré qu’elles « ne décolleront que si chaque professionnel de santé s’en empare et si nous parvenons à les convaincre de son utilité pour les patients et pour les professionnels de santé ». Pour Gilles Bonnefond, président d’USPO, elles ne « fonctionneront s’il y a du contenu. Il faut qu’elles soient utiles pour dégager du temps médical, relever les défis du territoire. Il faut être ambitieux ! ». Pour Claude Leicher, président de la Fédération des CPTS, « nous sommes sur une politique de territoire, l’essentiel c’est le projet de santé. Il faut de la souplesse. » et Thomas Mesnier, député de Charente de préciser « E-ordonnances, CPTS et télésoins sont 3 articles du projet de loi Santé qui seront importants pour les pharmaciens. »

 

Philippe Duperray

 

S’exprimer et communiquer dans le respect des autres

A l’heure du grand débat, les questions relatives à l’expression tant sur les réseaux sociaux qu’à travers d’autres supports, suscitent une réelle réflexion. Que pouvons-nous dire ? Peut-on tout dire ? Comment concilier une nécessaire transparence et le respect de l’intimité ? L’enjeu est bien de permettre à tout un chacun de s’exprimer, d’être reconnu et de se souvenir que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.

 

Participation au grand débat

Dans le cadre du grand débat national lancé par Emmanuel Macron qui se terminera le 15 mars, la Fédération Nationale des Infirmiers souhaite porter la voix des infirmières libérales. Afin d’être au plus proche des attentes des IDEL et dans le contexte national, la FNI a mis en ligne une plateforme « le grand débat des IDEL » pour enrichir les contributions : https://granddebatdesidel.fr

Le site comprend deux entrées. La première permet de répondre à un questionnaire articulé autour des 4 grands thèmes du débat national : transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, démocratie et citoyenneté/organisation de l’État et des services publiques. La seconde permet l’expression libre et servira à recueillir les idées et les contributions des professionnels. Ne doutons pas de la pertinence et du bon sens infirmier, professionnels de santé mais aussi citoyens engagés.

La Fédération portera une synthèse des réponses dans le cadre du grand débat national.

Dans le même ordre d’idée, la Mutualité Française souhaite donner « l’opportunité aux Français de s’exprimer sur les questions de santé et pour cela organiser des débats sur l’ensemble du territoire, avec un temps fort du 4 au 8 mars 2019.

Deux questions seront proposées à l’ouverture de ces rencontres :

Comment assurer, dans les territoires, un égal accès à la prévention et aux soins de qualité pour tous, à tous les âges ?

Comment lever les obstacles financiers à l’accès aux soins ?

Les réunions programmées dans le cadre de « Place de la Santé – Le Grand débat » et l’ensemble des propositions seront publiés sur www.mutualite.fr.

Source : Communiqués Fédération Nationale des Infirmier et Mutualité française

 

Les établissements de santé « addicts des systèmes d’information »

 

Jean-Patrick Lajonchère, directeur général du groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph est intervenu le 22 janvier dans le cadre des journées D4 Evolution, organisées par l’éditeur de logiciels de santé Medasys et le groupe Dedalus (partenaires de Monali).

Pour lui, les établissements de santé sont devenus de « gigantesques plateformes logistiques addicts des systèmes d’information avec des outils informatiques trop peu intégrés et peu ergonomiques ». Il a déclaré, «  l’outil informatique est donc devenu indispensable » mais, « le risque réside pour moi dans le manque de communication des différents outils disponibles ».

Selon lui,  » il faut une vision plus globale » et les éditeurs de logiciels doivent répondre à une problématique difficile avec la construction d’un outil informatique global qui répondent aux exigences des différents métiers de l’hôpital… On vous met en présence d’une dizaine de métiers autour d’une table, qui jargonnent, qui ont chacun leur vision de l’hôpital… Tout doit être mieux fait, mieux intégré, avec des outils intuitifs, responsable, paramétrables et évolutifs… Effectivement, on vous demande quasiment l’impossible », a-t-il reconnu, d’autant qu’ il « faut que cela soit simple pour les professionnels internes et externes à l’hôpital et pour les patients. »

 

Les plateformes de prise de rendez-vous en ligne épinglées

Les plateformes de rendez-vous médicaux en ligne ont six mois pour faire disparaître de leurs sites les mentions discriminatoires envers les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) ou de l’aide médicale de l’Etat (AME). C’est Jacques Toubon, le Défenseur des droits, a rappelé « l’article L1110-3 du code de la santé publique qualifie le caractère illégal de tels refus: aucune personne ne peut faire l’objet de discriminations dans l’accès à la prévention ou aux soins. Le fait d’annoncer publiquement le refus de ces patients, même en les réorientant vers les hôpitaux publics, est contraire aux articles 225-1 et 225-2 du code pénal interdisant les discriminations. Cette pratique est ainsi susceptible de caractériser une discrimination en raison du statut, de l’état de santé ou éventuellement de la vulnérabilité économique des patients concernés. »

Enfin, en conclusion, le défenseur des Droits précise que les informations doivent être inscrites sur les sites « de manière neutre en évitant tout référence au statut du patient eu égard à la sécurité sociale ».

 

Philippe Duperray

 

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Brèves du 25 janvier

La téléconsultation en pharmacie

Définie par un avenant conventionnel en décembre 2018, la téléconsultation peut désormais passer par la pharmacie. La prise en charge s’effectue dans le respect du parcours de soins.

La pharmacie doit cependant remplir certaines conditions. Elle doit disposer d’un espace de confidentialité et d’un abonnement ADSL. Il est aussi nécessaire d’avoir des équipements particuliers comme du matériel de vidéotransmission sécurisée, un stéthoscope et un otoscope connectés, un oxymètre et un tensiomètre. Le pharmacien disposera d’un forfait d’équipement de 1 225 euros la première année, puis de 350 euros les années suivantes, alloué par l’assurance-maladie. Le dispositif sera déclenché par une déclaration en ligne par an pendant les trois premières années.

Le pharmacien verra sa prestation rétribuée sous la forme d’une ROSP qui lui sera versée en mars de l’année suivante : 200 euros jusqu’à 20 consultations par an, 300 euros jusqu’à trente et 400 euros pour 40 et plus. À noter que, s’inscrivant dans le parcours de soins, la téléconsultation doit être portée à la connaissance du médecin traitant par le patient lui-même.

« Le déploiement des téléconsultations en officine fera l’objet d’un suivi, particulièrement dans les zones sous denses dans lesquelles la télémédecine peut jouer un rôle majeur pour faciliter l’accès aux soins » précise la CNAM.

Mais, pour le syndicat de médecins généralistes MG France « le potentiel conflit d’intérêts du pharmacien d’officine qui initie la téléconsultation, en mettant de facto une pression sur le prescripteur, est un point très gênant de cet avenant ».

Le syndicat souligne que « ce dispositif ne peut pas être utile au patient si le médecin consulté par le patient via le dispositif de télémédecine du pharmacien n’est pas le médecin traitant du patient », qui est « le seul à connaître l’histoire du patient », « le plus qualifié pour apprécier les renseignements transmis et le plus apte à décider de la conduite à tenir ».

Pour autant cela « pose les jalons d’une équipe de soins primaires et des services utiles au patient que l’équipe peut offrir dans le cadre d’une offre de soins coordonnée ».

De son côté, la société Consulib a ouvert fin novembre une plateforme de téléconsultation éponyme à destination des médecins libéraux, en accès libre et sans engagement forfaitaire, ni de durée. Le modèle de redevance prévoit un euro prélevé sur chaque téléconsultation, avec un plafond annuel fixé à 350 euros, correspondant à l’aide à l’équipement versée par l’assurance maladie aux médecins.

Les médecins inscrits sur la plateforme bénéficient d’un agenda en ligne, d’un service de téléconsultation et d’un logiciel médical intégré.

Le patient peut prendre rendez-vous et régler ses consultations en ligne, et recevoir ses ordonnances sur un espace personnel sécurisé.

La société assure être « parfaitement conforme » à la réglementation relative à la protection des données à caractère personnel et des données de santé.

Quant à Doctolib, la société a lancé officiellement son service de téléconsultation pour 79 euros par mois. Elle a demandé aux praticiens concernés de supprimer « toute mention discriminatoire » de leur fiche personnelle de présentation et déclaré « les praticiens sont libres d’afficher le contenu qu’ils souhaitent pour présenter leurs activités. »

 

Rappelons que le gouvernement fonde de grands espoirs sur cette pratique. Les attentes sont de 500 000 actes de télémédecine en 2019, un million en 2020 et 1,3 million en 2021.

Enfin, une étude menée par l’association LAJAPF (Laboratoires Japonais Présents en France) et la société IQVIA, avec le soutien des entreprises du médicament (LEEM) montre que le recours à la télémédecine diminuerait de 6 % à 21 % les coûts de prise en charge de certaines maladies chroniques. Notamment sur trois parcours de soins : l’hypertension artérielle, le cancer de la prostate et le diabète.

 

 

CPTS : début des négociations interprofessionnelles

Près de 30 organisations syndicales représentatives des libéraux de santé étaient au rendez-vous, le 16 janvier dernier, de la négociation conventionnelle sur les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). Il y aura 5 séances jusqu’à fin avril pour aboutir à la signature d’un accord conventionnel interprofessionnel (ACI). Il s’agit de déterminer un socle commun de missions des CPTS incluant les priorités du gouvernement. Cet ACI permettra aussi aux CPTS de bénéficier d’un financement pérenne, indispensable pour leur avenir…

La Fédération Française des Praticiens de Santé, avec les principaux syndicats des infirmiers libéraux, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes et pédicures-podologues, ne « tolèrera pas que cette négociation se limite à un colloque singulier médecin/assurance maladie. » Pour elle, il faut tenir compte de la multiplicité des compétences des différents praticiens du système de santé à l’échelle des territoires au service d’une organisation optimisée au plus près du patient.

La FFPS sera précise-t-elle, « vigilante sur les conclusions des négociations parallèles qui sont de nature à impacter l’exercice et le statut libéral de certaines professions ».

Source : FFPS

 

 

Inciter, évaluer et développer l’innovation en santé au pays du principe de précaution ?

L’innovation en santé n’est pas une fin en soi mais un instrument au service de l’intérêt général, précise le communiqué du Cercle Galien. Comment la déployer au mieux et au plus vite afin qu’elle irrigue tous les champs de la médecine, de l’hôpital à la ville, et soit accessible au patient ?

Le Cercle Galien propose des recommandations destinées à pérenniser ces innovations pour optimiser les prises en charge…. Dans ce nouvel environnement, l’administration ne serait plus un frein mais un accélérateur au service de la compétitivité. À titre d’exemple, le Health Data Hub qui vient d’être créé et présenté comme l’un des points forts de la stratégie Intelligence Artificielle française réunit, en effet, toutes les données de santé des Français anonymisées, constituant un avantage compétitif pour les start-up nationales spécialisées dans ce secteur.

Pour développer et pérenniser un écosystème fertile pour les entreprises innovantes, il s’agit également remarque le Cercle Galien de développer une relation de confiance entre les parties prenantes.

Les recommandations du Cercle Galien visent à compléter les structures actuelles par des dispositifs missionnés pour les rendre plus efficaces ; expérimenter des modèles étrangers qui ont fait leurs preuves et augmenter la place de la démocratie en santé dans les délibérations ; impliquer les régions dans les investissements ; décloisonner les pratiques médicales en évaluant les médecines complémentaires et en créant des passerelles avec la faculté.

Source : Le Cercle Galien

 

L’interopérabilité des SI et la codification des données: « clés » du succès du DMP 

Près de deux mois après sa généralisation, le dossier médical partagé (DMP) est très scruté et pour garantir son succès, « la compatibilité des logiciels des professionnels, l’implication de tous acteurs ou encore l’articulation du DMP avec les autres projets numériques sont essentielles », pour Pierre Albertini, directeur général de la CPAM de Paris.

Le chiffre symbolique de 3 millions de DMP ouverts a été atteint le jeudi 13 décembre.

Le directeur général de la CPAM de Paris a rappelé l’objectif des pouvoirs publics d’atteindre les 40 millions de DMP ouverts en 2022.

« Pour attendre ce résultat, il y a plusieurs actions à mener: identifier et cartographier les équipements SI [système d’information] des établissements de santé et accompagner les établissements de santé dans l’outillage et l’interopérabilité des SI pour favoriser la création et l’utilisation du DMP », a-t-il détaillé. « Le plus important pour garantir l’alimentation du DMP est de le rendre compatible avec les logiciels des professionnels de santé ».

Pour le Dr Landais, le DMP est « un bon outil pour améliorer qualité des soins, la prise en charge patients et la coordination pour atteindre l’efficience », mais « seulement 4% des médecins » en aient ouvert jusqu’ici. Pour lui, le volet de synthèse médical, « doit pouvoir se faire en clic », sans quoi le DMP ne serait alors qu’un « dossier de dossiers » et là encore, les éditeurs de logiciels sont attendus au tournant par les professionnels de santé qui espèrent gain de temps.

« En moyenne, un médecin généraliste gère 300 patients par mois. Il faut compter 30 minutes par volet de synthèse, soit 150 heures de travail au final! Alors, nous pouvons payer 1 euro par ouverture de DMP aux officines mais son alimentation ne peut pas être gratuite », a-t-il plaidé.

Pour Philippe Gaertner le déploiement du DMP sera réussi si demain, il permet une bonne prise en charge des patients en ville, évite les hospitalisations et renforce les échanges entre les différents acteurs intervenants dans le parcours de soins du patient ».

Pour Bernard Delorme, président de l’association Maladies rares info services, « il ne faut pas négliger le destinataire: le patient, élément central du partage ».

Source : TIC santé

https://www.ticsante.com/story/4392/l-interoperabilite-des-si-et-la-codification-des-donnees-cles-du-succes-du-dmp.html

 

 

Philippe Duperray

 

Bonne année 2019

Toute l’équipe de Monali souhaite à chacun d’entre vous, à titre professionnel et personnel, une belle année 2019.

Cette nouvelle année sonne pour nous comme l’entrée dans une ère plus industrielle. Notre plateforme se connecte au DMP et des partenariats avec des éditeurs de premier plan se mettent en route.

Durant l’année 2019, nous allons aussi poursuivre le changement de nos comportements professionnels pour un développement durable. Vous nous entendrez toujours vous proposer des sessions de travail en webconférence, éviter les supports publicitaires papiers.

Bref, nous souhaitons faire ce que nous pouvons pour que nos enfants soient en bonne santé et puisse bénéficier d’un climat comparable à celui que nous connaissons.

Nous profitons aussi de ce moment pour vous dire ce que nous avons retenu des voeux des principaux ordres professionnels !

A l’occasion des Vœux de l’Ordre, Patrick Bouet, président du Conseil national de l’Ordre des médecins, a déclaré « il serait terrible que ce quinquennat soit un quinquennat perdu pour la santé ».

Pour lui, « tous (les acteurs de santé, ndlr) constatent l’urgence de décloisonner la coopération entre la ville et l’hôpital et entre les professionnels de santé ».

Il réclame donc des choix forts, des choix politiques car « il ne faut pas, par exemple, que les CPTS excluent, mais bien au contraire qu’elles irriguent tout un territoire, rassemblent, au-delà des professionnels libéraux, tous les acteurs de proximité »… Il convient aussi selon lui de « réaffirmer le principe de solidarité nationale qui préside à la couverture maladie en France ».

Selon le président du CNOM, « le contenu et le périmètre de chaque métier de santé doivent être lisibles, les coopérations et compétences partagées par les professionnels compréhensibles pour l’usager » et de préciser dans sa conclusion, « il nous faut réussir, en 2019, à leur donner enfin les moyens d’exercer, dans un mode d’organisation plus souple, plus à l’écoute du terrain, plus proche des attentes ».

De son côté, Carine Wolf-Thal, Présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens a décidé de prononcer ses vœux par vidéo. Selon elle, « la mesure phare pour 2019 sera la généralisation de la vaccination antigrippale dans la pharmacie ». Elle insiste aussi sur la qualité, « pierre angulaire des métiers de la pharmacie, au service de la sécurité des patients ». L’Ordre a proposé une feuille de route à la Ministre de la santé avec l’objectif de renforcer et d’harmoniser la qualité des actes pharmaceutiques au service du patient et de la sécurité sanitaire. Carine Wolf précise ainsi qui convient de « réaffirmer la sécurité du patient au cœur des préoccupations de la profession, en renforçant la confiance accordée aux pharmaciens, et de soutenir le développement de nouvelles missions en officine ». Pour l’Ordre des pharmaciens, « chaque métier porte son dynamisme et ses progrès et … un Ordre fort c’est une profession écoutée ».

http://www.ordre.pharmacien.fr/Communications/Prises-de-parole-de-la-presidente/Voeux-2019-Carine-Wolf-Thal

Pas encore de vœux de l’Ordre des infirmiers. La Fédération nationale des infirmiers (FNI) qui dans ses meilleurs vœux pour 2019 souhaite « faire progresser la profession, tout en assurant la défense individuelle de chacun ». Pour la FNI, il s’agit de « répondre aux grands enjeux nationaux, et notamment celui du pouvoir d’achat qui concerne les IDEL comme de nombreux Français, avec ou sans Gilets jaunes ». Elle souhaite « que les pouvoirs publics et le Gouvernement renouent avec des méthodes de travail basées sur l’écoute et de dialogue avec la profession, car c’est comme cela que l’on construit ».

Bonne année à vous !

Les brèves de la rentrée

3 janvier 2018

La pharmacie expliquée aux enfants

Nous avons découvert une série vraiment bien réalisée par l’université Paris-V-Descartes : « La pharmacie expliquée aux enfants ». de petites vidéos de 2 à 5 minutes font découvrir les disciplines du cursus pharmaceutique.

Une initiation à la toxicologie, la microbiologie, la mycologie et la chimie sont déjà disponibles, d’autres matières telles que la pédiatrie, la galénique ou les plantes toxiques vont l’être prochainement au rythme d’une chaque mercredi. Et en plus c’est amusant !

Saison 1 – épisode 1 : « Initiation de Clara à la microbiologie  »
Saison 1 – épisode 2 : « Initiation de Aaliya et Alix à la mycologie »
Saison 1 – épisode 3 : « Initiation de Raphaël à la chimie »
Saison 1 – épisode 4 : « Initiation de Jeanne à la toxicologie ».
Saison 1 – épisode 5 : « Initiation de Kaïs à la galénique ».
Saison 1 – épisode 6 : « Initiation de Émilie et Elsa aux mathématiques appliquées ».
Saison 1 – épisode 7 : « Initiation de Alix et Aaliya à la botanique ».
Saison 1 – épisode 8 : « Initiation de Rosa et Maloïc à la pharmacie clinique ».
Saison 1 – épisode Bonus : le bêtisier. (Fin de la première saison, RDV pour la saison 2)

Pour voir les vidéos, vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous :

http://www.pharmacie.parisdescartes.fr/spip.php?page=imprimer&id_article=2763

 

Monali présenté aux territoires

 

Monali était présent à PARCOURS FRANCE les 4 et 5 octobre dernier au Palais Brogniart. Ce fut l’occasion de présenter son activité au cours de cet événement de l’économie qui permet à plus de 100 territoires et plus de 1500 entreprises de se rencontrer.

 

Une centaine de régions, de départements, de métropoles et de villes moyennes viennent ainsi valoriser leur attractivité et leurs dynamiques. Elles viennent aussi pour découvrir les entreprises qui cherchent à se développer localement ou au niveau national.

Philippe Duperray, responsable de la communication de Monali, a ainsi répondu à une interview d’Antoine, l’un des cofondateurs de Parcours France. Il ainsi revenu sur les réalisations déjà en place et parlé des perspectives de développement puisque la plateforme de coordination devrait être disponible très prochainement en Occitanie, à Périgueux, La Rochelle et Versailles et poursuivre son déploiement en Nouvelle-Aquitaine.

 

Retrouvez l’interview sur le lien ci-dessous : https://www.youtube.com/watch?time_continue=31&v=gKgLpcG0_xA

 

Bilan de médication, c’est possible !

Alors que certains pharmaciens hésitent encore à s’aventurer dans les bilans partagés de médication, le journal « Le Quotidien du pharmacien », estimait qu’il n’y a pas de difficulté majeure à condition de se former et de définir des créneaux horaires spécifiquement dédiés.

 

Il y a 100 et 120 patients éligibles par pharmacie que l’on recrutera, selon l’article, avec des questions comme : « Comment cela se passe-t-il avec votre traitement ? Souhaitez-vous qu’on en discute ensemble, en prenant un peu plus de temps, pour faire un petit bilan de vos médicaments ? C’est pris en charge, vous ne paierez rien ». Quant à la rémunération, le jeu en vaut la chandelle, 60 euros la première année, puis 20 ou 30 euros les années suivantes.

 

Et avec Monali, c’est encore plus simple ! Le pharmacien doit désormais s’impliquer davantage dans la prévention et le suivi de ses patients. Des nouveaux outils sont disponibles sur la plateforme Monali pour vous aider à faciliter et à sécuriser ces nouvelles missions.

 

Monali met à votre disposition des applications patients (entretiens thérapeutiques – AVK, Asthme -, suivi vaccinal, bilans de médication…) et des services (portage des médicaments à domicile, envoi des ordonnances, préparation des doses à administrer…) pour vous aider à améliorer le suivi de vos patients.

 

Pour en savoir plus, connectez-vous sur notre site : http://www.monali.fr/pharmaciens/

 

Vous pouvez aussi prendre contact avec nos pharmaciens : pharmacie@monali.fr ou prendre rdv en ligne directement en cliquant ici.

 

Philippe Duperray – Docteur en pharmacie

Retour sur les rencontres de la FHP 2018

Retour sur les rencontres de la FHP 2018. 24/12/2018

 

 La réforme du financement constitue un enjeu majeur pour le système de santé. Ce sujet a été largement débattu pendant le congrès car il représente certaines inquiétudes pour le secteur de l’hospitalisation privée.

 

Lamine Gharbi, président de la FHP, a notamment déclaré, « quand je vois le calendrier qui est proposé à Jean-Marc Aubert (chargé depuis quelques mois par le ministère des Solidarités et de la Santé d’animer une task force sur cette réforme), qui doit rendre sa copie le 15 janvier je crois, je me dis que cela va trop vite… le financement des établissements pèse 80 milliards d’euros c’est un gros paquebot ».

 

« Je ne vais brusquer personne avec la réforme de la tarification », a souligné Agnès Buzyn, ministre de la Santé, « nous allons discuter cette réforme, avec des études d’impact, évidemment, nous allons modéliser, y aller progressivement, on ne transforme pas un modèle tarifaire en une fois »… « petit à petit faire rentrer dans nos équations tarifaires des modes de tarifications diversifiées, qui valorisent des choses qui ne sont pas valorisées aujourd’hui dans les activités »… « Faites-moi confiance, on va tous dans la même direction, une réforme que j’espère intelligente… où tout le monde se sente embarqué dans lequel les soignants retrouvent une qualité de vie [et du sens à leur travail ».

 

Pour Jean-Marc Aubert, chargé de la task force , « nous allons passer à un financement plus combiné, compléter ou remplacer suivant les cas, le financement en y ajoutant une partie d’incitation à la qualité »… « se poser la question de passer d’un financement par acte à une activité plus globale, par exemple la prise en charge non pas seulement sur l’intervention chirurgicale, mais pourquoi pas sur une partie des soins en amont ou consécutifs »… « Nous travaillons sur le forfait par professionnel, qui nous paraît plus adapté au système français mais on va éventuellement expérimenter des forfaits pluriprofessionnel ».

L’Ile de France, le premier désert médical de France, s’est inquiété Valérie Pécresse, présidence de la région. Elle veut donc agit sur l’installation de professionnels de santé, la télémédecine et la prévention. Comme le précise, Cédric Arcos, DG adjoint de la région, « Des déserts médicaux s’amplifient. Nous devons montrer que nous sommes capables de travailler ensemble. »

Un état d’esprit qui manque a déploré Dominique Pon, pilote du chantier numérique de la stratégie Ma santé 2022 « on ne voit pas apparaitre de grand projet humanisme porteur de sens dans le numérique…Il faut donner du sens à nos actions ».

 

Philippe Duperray – Docteur en pharmacie

Numérique en santé plébiscité

Numérique en santé plébiscité . 24/12/2018

7 Français sur 10 @Odoxasondages pensent que le développement du numérique en santé n’aura que des bénéfices pour les patients comme pour les soignants. Cela améliorerait même selon eux (68%) la qualité des soins en France et le parcours du soin (75%) qui actuellement ne satisfait qu’une personne sur deux.

Par contre, 4 Français sur 10 ne savent pas si les professions libérales de santé qu’ils fréquentent échangent entre eux des informations sensibles les concernant. Or, 9 professionnels sur 10 disent échanger des informations sensibles sur leurs patients… et dans les deux-tiers des cas sans utiliser de messageries sécurisées

Dans l’esprit de tous être en bonne santé c’est ne pas être malade. Mais, en fait, cela va plus loin. Ainsi, une autre étude réalisée par Harris Interactive début novembre., montre que les Français estiment en grande majorité primordial pour se déclarer être en bonne santé, d’être bien dans sa tête (68%), en pleine possession de ses capacités intellectuelles (69%) et physique (62%) et de se sentir bien dans son corps.

Le climat, la qualité de l’air et de l’eau sont désormais des critères importants pour être en bonne santé.

 

Quant au rôle du net ! numérique dans la santé de demain, ils jugent positif l’apport de la e-santé pour améliorer la vie des malades chroniques au quotidien : alerte d’urgence, dossier médical centralisé, suivi de la santé et des traitements. Mais la téléconsultation, ne serait pas le premier réflexe en cas de difficulté d’accès au soin pour un problème de santé de gravité moyenne. Et, 44% d’entre eux se disent prêts à l’automédication… après avoir cherché sur inter.

 

Philippe D., docteur en pharmacie

Vaccination contre la grippe des professionnels de santé

Quand on demande aux professionnels de santé, « vous faites-vous vacciner contre la grippe tous les ans ? » (@Odoxasondages) les médecins et les pharmaciens se montrent les plus respectueux de la prévention antigrippale.

68 % des médecins généralistes et 57 % des médecins spécialistes se font vacciner tous les ans (respectivement 16 % et 19 % ne le font jamais).

C’est aussi le cas pour 55 % des pharmaciens (28 % ne font jamais ).

Pour les autres professionnels de santé, 46 % des dentistes, 43 % des sages-femmes et 41 % des infirmiers se font vacciner tous les ans. Enfin, seulement 35 % des kinésithérapeutes et 25 % des orthophonistes se font vacciner contre la grippe.

On peut continuer l’effort pour donner l’exemple !

*Étude réalisée par Odoxa pour la Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH), auprès de plus de 6 000 professionnels de santé

Avenant sur la téléconsultation pour l’officine signé

Le 6 décembre, les deux syndicats de pharmaciens (FSPF et USPO) et l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam) ont signé l’avenant n°15 à la convention pharmaceutique . Celui-ci précise les modalités de participation des pharmaciens aux téléconsultations médicales réalisées depuis leur officine.

Les téléconsultations bénéficient d’un remboursement de droit commun depuis le 15 septembre et les pharmaciens ont un rôle essentiel à jouer pour contribuer à la généralisation de la téléconsultation en s’appuyant sur le réseau officinal et la proximité d’accès qu’il offre à la population pense l’Uncam. Rappelons que cette consultation à distance doit être réalisée par un médecin exerçant une activité conventionnée, quels que soient son secteur d’exercice et sa spécialité médicale, et que le patient peut être assisté par un autre professionnel de santé.

Le « pharmacien accompagnant » peut assister le médecin en tant que professionnel de santé et ainsi accompagner le patient dans la bonne compréhension de la prise en charge proposée.

Dans un souci de confidentialité et de respect de l’intimité des patients, les pharmaciens devront disposer d’un local fermé. L’équipement nécessaire doit comprendre a minima un stéthoscope connecté, un otoscope connecté, un oxymètre et un tensiomètre, sans compter l’équipement nécessaire à la vidéotransmission et à la bonne installation des patients.

Quand Optipharm présente Monali dans le Quotidien du Pharmacien

Optipharm, groupement de pharmacies avec 1000 adhérents, a présenté Monali dans les colonnes du Quotidien du pharmacien dans le numéro spécial sur les groupements d’Octobre 2018.

« Le volet communication (d’Optipharm) comprend Monali, l’application destinée aux entretiens thérapeutiques, au suivi de la vaccination et au développement de l’inter-profesionnalité avec les infirmières, les médecins et l’hôpital. Cette dernière fonctionnalité témoigne de la volonté du groupement de mettre le digital au service de l’évolution du métier.

Car « Solution 360°, trois en un », Monali est conçue comme une plateforme disposant des fonctionnalités patient (envoi d’ordonnance, commande de matériel médical, achat en ligne de produits d’incontinence et d’hygiène, réception de documents et de bilan de médication et de vaccination), pharmacien, avec les entretiens pharmaceutiques, les services de la market place et ceux plus spécifiques comme la PDA, la livraison à domicile, la vaccination, la réception d’ordonnance et de commande de matériel médical, et enfin interprofessionnalité, permettant d’entrer en contact avec les médecins et les infirmiers pour partager le dossier patient et pour récupérer les sorties d’hôpital. »

Philippe D.