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LES BREVES DU 6 AOUT 2019

Le 6 août 2019

Six ans de plus pour les infirmiers hospitaliers ?

Les infirmiers et les aides-soignants hospitaliers pourraient, selon un article paru dans jim.fr, être lésés par les changements à venir de la réforme des retraites. Le projet parle de supprimer « la catégorie active des paramédicaux ». Or celle-ci prend en compte la pénibilité d’exercice en permettant un départ anticipé à 57 ans de certains infirmiers hospitaliers qui ont opté pour la catégorie B de la fonction publique. Même les professionnels des catégories B et C (les aides-soignants en l’occurrence) pourraient perdre l’avantage d’une fin de carrière à 57 ans, précise l’article. « Concrètement pour tous ces professionnels ce sont 6 ans de plus à travailler au minimum ! » selon la Confédération nationale infirmière (CNI) qui promet, « la rentrée de septembre promet d’être agitée car il est certain que nous ne resterons pas sans réagir à ces attaques contre des professionnels investis au quotidien dans la prise en charge des patients ».

 

Alerte de l’OMS sur l’usage des cigarettes électroniques

D’un côté, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) qui juge la cigarette électronique « incontestablement nocive » pour la santé, de l’autre la Fédération interprofessionnelle de la vape (Fivape), qui dénonce de « fausses informations ».

Dans nouveau rapport, l’OMS alerte encore une fois sur l’usage nocif de la cigarette électronique en précisant que, les utilisateurs (d’e-cigarettes) continuent en général de fumer des cigarettes combustibles en même temps », d’où un impact réduit sur les risques sanitaires.

En tout état de cause, les conséquences de l’e-cigarette sur la santé sont encore à l’étude et nous manquons de recul. Pour autant, les liquides utilisés pour produire les vapeurs inhalées posent problème. Ils contiennent de la nicotine, une substance très addictive et susceptible d’affecter le développement du cerveau, mais aussi souvent des particules fines qui peuvent se fixer dans les tissus pulmonaires.

Mais, certains addictologues encouragent l’usage de la cigarette électronique dans le cadre du sevrage tabagique. Car pour eux, l’adoption de la vapoteuse présente, à court et moyen terme, une réduction de risque majeur en comparaison de la poursuite du tabagisme.

Alors si, la cigarette électronique ne semble pas dénuée de risques mais, dans l’état actuel des connaissances c’est moins que le tabac.

 

Les choses sérieuses commencent 

 

Les principales mesures de la loi relative à « l’organisation et à la transformation du système de santé », ont été publiées au Journal officiel le 26 juillet.

 

 

Health Data Hub – La « Plateforme des données de santé », ou Health Data Hub, va se substituer à l’Institut national des données de santé (INDS) avec des missions enrichies (article 41). La structure  qui va « réunir, organiser et mettre à disposition les données du système national des données de santé (SNDS) », devra aussi « promouvoir l’innovation dans l’utilisation des données de santé », favoriser l’interopérabilité des données.

Conformité aux référentiels d’interopérabilité et de sécurité – Justement, l’article 44 définit l’interopérabilité des systèmes d’information, services et outils numériques en santé. Il impose la conformité aux référentiels d’interopérabilité et de sécurité des outils utilisés par les professionnels de santé, les établissements des secteurs sanitaire, médico-social et social et les organismes d’assurance maladie.

ENS et DMP – L’ouverture de l’ENS à la naissance des usagers sera, sauf opposition, automatique et gratuite (article 45). A partir du 1er janvier 2022, l’usager pourra accéder à ses données administratives, à son DMP, à ses constantes de santé éventuellement produites par des applications ou objets connectés référencés, à ses données de remboursement et à des outils permettant des échanges sécurisés avec les acteurs du système de santé. L’article 50 de la loi prévoit lui l’ouverture automatique du DMP, sauf opposition de l’usager.

Télésoin – La notion de « télésoin » est définie dans l’article 53 comme la pratique de soins à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication entre un patient et un ou plusieurs pharmaciens ou professionnels paramédicaux.

E-prescription – Le gouvernement est habilité ,grâce à l’article 55, à prendre des ordonnances afin de généraliser par étapes la prescription électronique (e-prescription) d’ici 2021, conformément à la stratégie « Ma santé 2022 ». Celle-ci fait l’objet d’une expérimentation dans trois départements (Val-de-Marne, Saône-et-Loire et Maine-et-Loire) depuis 2017. La phase de généralisation débutera en 2020.

E-carte Vitale – L’expérimentation, pour 12 mois, d’une carte Vitale dématérialisée, ou « eCarte d’assurance maladie », va être lancée à la rentrée de septembre 2019. Elle concerne les caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) du Rhône et des Alpes-Maritimes et les caisses de la Mutualité sociale agricole (MSA) Ain-Rhône et Provence-Azur.

Tour de France de l’e-santé – Le « tour de France de l’e-santé » fera étapes dans 17 villes en France métropolitaine et en outre-mer entre septembre 2019 et février 2020.

 

Plus de détails dans l’article de Ticpharma

https://www.ticpharma.com/story/1032/feuille-de-route-du-numerique-en-sante-les-choses-serieuses-commencent.html

 

L’accélération de la transformation digitale souvent refusée

Selon Fred Cavazza* de nombreuses entreprises et organisations ont une vision à court terme qui ne prend pas réellement en compte les enjeux de l’accélération numérique… le numérique est un sujet absolument prioritaire… pour les autres !Saviez-vous, rappelle Fred Cavazza dans son article, que :Les 2/3 de la population mondiale sont équipés en terminaux mobiles, soit près de 4 MM de mobinautes ;

  • 3,5 MM d’internautes sont actifs sur les médias sociaux ;
  • La moitié des internautes utilise un bloqueur de publicité, tandis que 40% écoutent des podcasts ;
  • La moitié des internautes de 16 à 34 ans ont fait au moins une recherche vocale dans le mois ;
  • 1/5 des internautes regardent régulièrement des contenus relatifs aux sports électroniques…

La quatrième révolution industrielle est donc en marche, elle transforme l’industrie et touche également de nouveaux secteurs d’activité, ceux que l’on croyait à l’abri comme la santé. Le grand public commence à prendre conscience de la place que le numérique occupe dans le quotidien, mais cette prise de conscience se traduit par une méfiance accrue et une volonté d’y remédier… Il y a donc un décalage entre l’opinion publique (du moins ceux qui font le plus de bruit) et les nombreuses initiatives lancées par le Gouvernement…

L’accélération numérique est une réalité, vous ne pouvez pas lutter contre…  Se priver de numérique aujourd’hui, c’est un peu comme se priver d’électricité …  et si 90% des personnes interrogées sont conscientes de l’importance du numérique dans le monde professionnel, seul 1/3 envisage de se former en conséquence et de changer de poste…

Bref, les salariés trainent des pieds, pour des raisons plus ou moins légitimes, et pendant ce temps-là, la dette numérique se creuse et les GAFAM continuent de consolider leurs positions dominantes…

Fred Cavazza conseille donc

1° une remise à niveau régulière des compétences internes,

2° une évolution du SI et l’adoption de nouvelles pratiques pour libérer le potentiel des données,

3° le développement de nouvelles offres pour mieux s’adapter aux nouvelles contraintes du marché et attentes des consommateurs.

 

*https://fredcavazza.net/2019/07/25/lacceleration-de-la-transformation-digitale-est-une-realite-que-beaucoup-refusent-encore/

 

La France reste au 16e rang mondial de l’innovation

Selon l’indice mondial de l’innovation 2019, la France est le 16e pays le plus innovant de la planète. La lourdeur de ses institutions et la qualité du climat des affaires semblent à l’origine de ce mauvais résultat.

Par contre, elle est bien notée pour les investissements en recherche, le développement de ses entreprises et ses infrastructures en télécommunication. La qualité des universités et de la recherche française sont remarqués.

https://www.maddyness.com/2019/07/24/france-16e-rang-mondial-innovation/

 

Des développements grâce aux infirmières 30/07/19

Le nombre d’infirmières qui utilisent Monali ne cesse pas d’augmenter. Un grand merci à toutes celles qui nous apportent leurs idées pour faire évoluer la plateforme.

Ainsi, pour leur éviter de passer un temps fou à déposer et récupérer les ordonnances de leurs patients à la pharmacie, elles peuvent désormais les envoyer, en parfaite sécurité, directement vers la pharmacie du patient !
Il reste juste à passer à la pharmacie pour déposer l’ordonnance originale et à récupérer les produits ! Il est aussi possible de démarrer une conversation avec la pharmacie pour connaitre le délai de préparation, l’heure à laquelle passer.

Nous vous rappelons que si vous recherchez des produits professionnels à bas prix, sur l’incontinence, l’hygiène et les soins, Monali a une solution pour vous :

https://shop.monali.fr

A bientôt pour d’autres nouveautés déployées grâce à nos utilisateurs.

L’équipe Monali

 

Synthèse réalisée par Philippe Duperray

LES BREVES DU 23 JUILLET 2019

Le 23 juillet 2019,

Projet de loi santé adopté

Catalogue de service

Le projet de loi « relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé » a été adopté par le Parlement. Principalement dans les articles 41 à 55, il comprend plusieurs mesures relatives à l’espace numérique de santé (ENS),  au dossier médical partagé (DMP), au télésoin, à l’e-prescription et au Health Data Hub.

 

 

  • Espace numérique de santé et DMP

L’article 45 prévoit l’ouverture automatique et gratuite de l’espace numérique de santé à la naissance des usagers, sauf opposition. L’usager pourra accéder à ses données administratives, à son DMP, à ses constantes de santé éventuellement produites par des applications ou objets connectés référencés, à ses données de remboursement et à des outils permettant des échanges sécurisés avec les acteurs du système de santé.

L’usager pourra proposer des accès temporaires ou permanents à son ENS à un établissement de santé, un professionnel ou une équipe de soins, d’extraire des données de l’ENS ou de clore son espace.

  • Health Data Hub

La « Plateforme des données de santé », ou Health Data Hub, se substitue à l’Institut national des données de santé (INDS). Il s’agit de « réunir, organiser et mettre à disposition les données du système national des données de santé (SNDS) », de « promouvoir l’innovation dans l’utilisation des données de santé » et de favoriser l’interopérabilité des données. Il faut aussi accompagner les porteurs de projets sélectionnés dans le cadre d’appels à projets lancés à son initiative. Le hub doit être créé définitivement d’ici au 31 octobre 2019.

Conformité aux référentiels d’interopérabilité et de sécurité, l’interopérabilité des systèmes d’information, les services et les outils numériques en santé sont présentés dans l’article 44. Les outils utilisés par les professionnels de santé, établissements des secteur sanitaire, médico-social et social et par les organismes d’assurance maladies devront être conformes aux référentiels d’interopérabilité et de sécurité.

  • Définition du télésoin

Dans l’article 53, le télésoin est la pratique de soins à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication entre un patient et un ou plusieurs pharmaciens ou professionnels paramédicaux. Un arrêté du ministre chargé de la santé, après avis de la Haute autorité de santé (HAS) », devra mentionner « les conditions de réalisation du télésoin garantissant leur qualité et leur sécurité ainsi que sur les catégories de professionnels y participant ». Les restrictions géographiques à l’exercice de la télémédecine sont supprimées par l’article 54.

  • E-prescription

Les premières expérimentations de prescription électronique doivent débuter d’ici la fin de l’année. Les « règles relatives aux conditions de certification des logiciels d’aide à la prescription et à la dispensation, tout en assurant la sécurité et l’intégrité des données, en vue de généraliser par étapes la prescription électronique » feront l’objet d’ordonnances.

Dématérialisation de la carte CPS

L’article 49 autorise le gouvernement à adapter l’usage de la carte de professionnel de santé (CPS) aux outils numériques pour notamment pouvoir dématérialiser les moyens techniques d’identification et d’authentification

Par ailleurs, il faut noter la dématérialisation des arrêts maladie, l’inscription dans la loi de l’enregistrement des dispositifs médicaux implantables (DMI) dans le dossier pharmaceutique (DP).

 

Plus d’infirmiers mais mal répartis 

La récente étude de l’Observatoire de l’hospitalisation privée détaille les évolutions démographiques et les activités liées à l’exercice IDE et AS dans le secteur privé.

L’Observatoire relate de façon détaillée la démographie des IDE et AS, avec deux infographies significatives de la montée en puissance du nombre de diplômés et du nombre de professionnels en exercice chaque année. Concernant les IDE, le nombre de diplômés a augmenté de 124% depuis 1992 tandis que celui de professionnels en exercice a fait un bond de 82% depuis 1999. Les jeunes diplômés sont attirés, en priorité, par la spécialité proposée, mais aussi la réputation de l’établissement et les conditions de travail et de rémunération. Mais, des différences régionales sont marquées.

Cette étude propose des fiches d’emploi type par spécialité et traduit de façon précise la conjoncture qui s’est installée dans le secteur privé sanitaire et médico-social.

Pour en savoir plus : http://www.observatoire-hospitalisationprivee.com/wp-content/uploads/2019/04/2019.03.22-OHP_Etude-2018_IDE-et-AS_Version-longue_web-DEF.pdf

 

A propos du Health Data Hub

Des obstacles sont à lever comme les « blocages culturels et psychologiques » au partage des données chez certains producteurs de données amenés à contribuer au Hub. Il est nécessaire d’identifier les sources de données les plus importantes et les plus urgentes à partager pour l’intérêt public et d’élaborer une cartographique de tout ce qui existe.

La question du recueil du consentement éclairé des patients auxquels les données se rapportent doit être débattue.

Selon Maryne Cotty-Eslous, membre du Conseil national du numérique (CNNum), la loi « Ma santé 2022 » constitue « une bonne base » pour la mise en place du Health Data Hub et « l’objectif principal est d’être rentable et de ne pas ponctionner de l’argent au ministère de la santé ».

Rappelons que le gouvernement a prévu de financer le Hub à hauteur de 80 millions d’euros sur les quatre prochaines années, ce qui semble insuffisant selon les experts.

 

Synthèse réalisée par Philippe Duperray

BREVES DU 10 JUILLET 2019

Le 10 juillet 2019,

Médecins, pharmaciens et infirmiers libéraux pour la coopération

L’Atelier Presse Info Plus a organisé une rencontre entre Philippe Vermesch, Président du Syndicat des médecins libéraux (SML), Philippe Besset, Président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et Daniel Guillerm, Président de la Fédération nationale des infirmiers (FNI). Pour améliorer la prise en charge des patients, ils ont décidé de travailler ensemble pour promouvoir une coopération simple et efficace entre médecins, pharmaciens et infirmiers libéraux.

Voir l’émission : https://www.youtube.com/watchtime_continue=1&v=Xzk6wLLRIp4

 

Le point sur la télémédecine

Lors de la dernière réunion de la commission paritaire nationale (CPN), le 19 juin dernier, la caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a présenté à ses partenaires un nouveau bilan, dix mois après sa mise en place, de la télémédecine conventionnée en France.

Le premier bilan communiqué par la caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) mi-mars faisait état de 8 000 téléconsultations remboursées en 6 mois. A la mi-mai, on comptait 16 000 téléconsultations  ce qui demeure encore loin des 500 000 actes prévus initialement en 2019. Huit sur dix de ces téléconsultations ont été réalisées en libéral et la moitié par des médecins généralistes.

Pour Agnès Buzyn , ministre de la santé, « les équipes sur le terrain m’ont expliqué que cela nécessitait l’achat de matériel, de se former mais aussi de dégager des plages horaires dédiées. Ce n’est pas simple et immédiat ». Elle a aussi assumé d’écarter du remboursement les consultations « hors parcours » des plateformes et prestataires privés.

De son côté, le Dr Jean-Paul Hamon de la Fédération des médecins de France affirmait que la télémédecine ne saurait être qu’une « activité annexe » à la limite du gadget …

 

La technologie n’est pas qu’un outil, c’est le point de départ de la stratégie

Pour Philippe Silberzahn, « l’idée selon laquelle la technologie n’est qu’un outil traduit une conception cartésienne de la stratégie dans laquelle la mise en œuvre est subordonnée à la pensée, seule capable de créativité. Évidemment, avec cette conception, la stratégie se prive du potentiel créatif qu’offre la technologie car cette dernière n’est là que pour répondre à un objectif préalablement défini… ».  Selon lui, « Beaucoup de grands disrupteurs ont procédé à l’inverse: ils sont partis d’une technologie et en ont imaginé les implications; ils sont partis de la ressource et se sont demandés: que peut-on faire avec ça ? … la technologie n’a aucune valeur en soi, sa valeur ne dépend que de ce qu’on peut en faire…

Les entreprises qui ne développent pas une culture technique dans leur management l’apprendront à leurs dépens, que ce soit pour développer des produits ou pour conduire leur transformation digitale.

https://philippesilberzahn.com/2019/07/08/la-technologie-pas-que-un-outil-point-de-depart-de-la-strategie/

 

Lutte contre les pénuries des médicaments en France

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a présenté la feuille de route face aux difficultés croissantes d’approvisionnement en médicaments qui touchent près d’1 Français sur 4 . « Pour mieux prévenir, gérer et informer les patients et les professionnels de santé » et pour répondre aux légitimes attentes des patients, cette feuille de route est construite autour de 28 actions regroupées en 4 axes :

 

 

  • Promouvoir la transparence et la qualité de l’information afin de rétablir la confiance et la fluidité entre tous les acteurs : du professionnel de santé au patient
  • Lutter contre les pénuries de médicaments par des nouvelles actions de prévention et de gestion sur l’ensemble du circuit du médicament :
  • Renforcer la coordination nationale et la coopération européenne pour mieux prévenir les pénuries de médicaments
  • Mettre en place une nouvelle gouvernance nationale en instaurant un comité de pilotage chargé de la stratégie de prévention et de lutte contre les pénuries de médicaments.

Synthèse réalisée par Philippe Duperray

BREVES DU 21 JUIN 2019

Le 21 Juin 2019,

CPTS : c’est parti !

Les syndicats de chirurgiens-dentistes, infirmiers, kinés, médecins et pharmaciens ont signé avec l’assurance-maladie un document qui met en place la coordination des soins et l’interprofessionnalité dans les territoires, notamment sous la forme des communautés professionnelles territoriales de soins (CPTS).

Ce texte formalise le déploiement des CPTS dès la rentrée prochaine et définit leur financement. Les actions de celles-ci s’articuleront autour de trois axes : faciliter l’accès aux soins (accès à un médecin traitant et amélioration des soins non programmés en ville), organisation des parcours de soins avec une meilleure coordination entre les acteurs, et enfin prévention.

Ces missions pourront faire l’objet d’aides financières de 185 000 euros pour les plus petites CPTS à 380 000 euros par an pour une CPTS couvrant un territoire de plus de 175 000 habitants. Le Quotidien du pharmacien précise dans un article que « cette enveloppe se décompose comme suit : 90 000 euros pour le financement de la structure à proprement dit, 80 000 euros pour la mission accès aux soins, 100 000 euros pour la coordination et parcours, 40 000 euros, chacune, pour la mission de prévention et la mission de la qualité ainsi que 30 000 euros alloués à l’accompagnement des professionnels de santé ».

Monali se réjouit de cet accord et rappelle que certaines CPTS en cours de constitution vont prendre la plateforme Monali comme outil de coordination.

Nous vous renvoyons aussi au Quotidien du Pharmacien du 20 juin 2019 et au témoignage d’Arnaud Giansanti, titulaire de la pharmacie Giansanti à Moncontour, dans la Vienne, qui a organisé un projet collaboratif avec la maison médicale de sa commune pour en dynamiser l’environnement de santé.

Philippe Duperray

BREVES DU 19 JUIN 2019

Le 19 juin 2019,

EDITO

Communiquer pour mieux agir

Les professionnels de santé ne trouvent pas toujours très facile de communiquer sur leurs services. C’est notamment le cas des pharmaciens dont l’avenir passe par l’engagement dans de nouvelles missions et des services rémunérés.

Il leur faut parler d’entretien pharmaceutique, de bilan partagé de médication,  de livraison à domicile, de dépistage, de coaching nutritionnel, d’entretien sevrage tabagique ou encore de test angine…

L’objectif est bien de faire savoir aux patients-clients que le rôle des officinaux évolue et que ces services conventionnés ou non sont payants. Pas toujours aisé dans le contexte actuel. De plus, il leur faut tenir compte des autres professionnels de santé de manière à travailler, comme par exemple sur la vaccination anti-grippale, en complémentarité et non en concurrence.

Le champ des besoins est suffisamment large pour que médecins, infirmières, kinés, pharmaciens et les autres professionnels de santé puissent collaborer efficacement à l’amélioration du parcours de soins au service de leurs patients communs.

En matière de communication, l’enjeu semble bien se situer à la fois dans l’inter-professionnalité et vis-à-vis du grand public.

Philippe Duperray

 

 

Prévention des brûlures et soins aux brûlés

Huit recommandations viennent d’être émises par la Société francophone de brûlologie en partenariat avec l’Association des brûlés de France pour un service public plus efficace. Nous vous conseillons vivement de télécharger le Livre blanc qu’ils viennent de faire paraître grâce au lien suivant :

https://livreblanc.societe-de-brulologie.fr/wp-content/uploads/2019/05/livre-blanc-SFB.pdf

 

Les 5 objectifs de l’ANSM

L’ ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a cinq objectifs stratégiques pour moderniser ses systèmes d’information et « résorber sa dette technologique » pour la période 2019-2023 :

  • inscrire la donnée au cœur des enjeux sanitaires et de santé publique
  • assurer une maîtrise du SI, des projets numériques et des données
  • corréler l’efficacité et l’efficience de la fonction SI
  • inscrire le SI, les projets numériques et de données dans une dynamique d’innovation
  • valoriser l’agence et son action en matière de santé publique via le SI, le numérique et les usages de la donnée.

 

6 millions de DMP créés

Pour Nicolas Revel, le directeur général de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam), 6 millions de dossiers médicaux partagés (DMP) ont été créés.  Le 29 mai, 5,75 millions de dossiers avaient été déjà créés. Rappelons que l’objectif pour l’assurance maladie est de 40 millions en 2022.

Le directeur de la Cnam a annoncé que plus de 10000 médecins libéraux alimentent actuellement les DMP, et que 25000 ont déjà consulté le dossier des patients qu’ils prennent en charge. Quant aux établissements de santé, 17 CHU sont « engagés » dans l’alimentation du DMP comme l’hôpital Henri-Mondor (AP-HP, Créteil). Dans le secteur privé, le groupe de cliniques Elsan souhaite mettre en place l’alimentation automatique des DMP.

Selon Nicolas Revel, la réussite de la consultation et de l’alimentation du DMP passe par  l’interopérabilité des logiciels métiers avec l’outil DMP. « Nous avons aujourd’hui 166 logiciels ‘DMP-compatibles’ et agréés comme tels », précise-t-il. Pour info, c’est bien entendu le cas de Monali.

Mais être agréé ne signifie pas forcément être extrêmement simple, intuitif, rapide, facile et agréable ! Yvon Merlière, chef de projet DMP à la Cnam, explique « qu’il faut entre un an et demi et deux ans pour qu’un établissement de santé installe et alimente couramment le DMP ».

 

Synthèse réalisée par Philippe Duperray

Brèves du 23 mai 2019

Le 23 mai 2019,

Un cadre pour les CPTS

Pour la Fédération des CPTS un accord conventionnel interprofessionnel est indispensable au développement de ces communautés sur tout le territoire.
La généralisation des CPTS doit passer par un cadre institutionnel et financier pérenne d’autant plus qu’organiser l’ambulatoire et l’exercice de ville semble vital, selon la Fédération, pour un système de santé en très grande difficulté. L’hôpital a besoin d’être soulagé de toutes les demandes de soin qui pourraient être traitées en ambulatoire.

Dans son communiqué, la Fédération précise que les professionnels de santé présents dans chaque territoire doivent prendre la responsabilité de créer une communauté ambulatoire et d’innover pour améliorer la réponse aux besoins de santé de la population.  Au législateur de tracer un cadre souple, permettant de définir les protocoles et les procédures de travail inter professionnel dans un souci de qualité.

 

La feuille de route d’Agnès Buzin sur l’e-santé

Face à la feuille de route gouvernementale visant à « accélérer le virage numérique », les éditeurs de logiciels, les établissements et les professionnels de santé demeurent vigilants sur la capacité des pouvoirs publics à débloquer des financements à la hauteur des ambitions.

La création d’une délégation ministérielle du numérique en santé (DNS), rattachée directement à la ministre, Agnès Buzyn et l’Asip santé rénovée sous le nom d’Agence du numérique en santé (ANS) semblent cependant satisfaire les différents acteurs.

Le plan de soutien à l’informatisation des établissements et services du médico-social (ESMS) qui sera lancé en 2020 est soutenu, notamment par la Fehap, l’Uniopss et la FHF.

Reste à résoudre le sujet de l’interopérabilité qui est certainement le meilleur levier pour soutenir l’essor du numérique en santé.

 

La plateforme Monali devient DMP-compatible

Comme l’écrit Tic santé, « la plateforme de coordination Monali, utilisée notamment par les pharmaciens d’officine et les infirmiers libéraux, permet désormais de créer, compléter et consulter un dossier médical partagé (DMP) … La plateforme Monali vise à « simplifier les parcours de soins » en connectant les professionnels de santé et les prestataires à domicile, en leur permettant notamment de créer un dossier de soins partagé entre la médecine de ville et l’hôpital.

Aujourd’hui, Monali propose une solution pour créer des DMP grâce à un logiciel d’interface qui fait le lien entre Monali et le service de l’assurance maladie qui permet en « quelques clics », avec l’accord du patient et sa carte Vitale, de créer ou consulter un DMP.

Par ailleurs, Monali a fait évoluer son interface de chargement des données patients. Un bouton « charger depuis la carte Vitale » offre aux professionnels d’implémenter automatiquement les informations du patient (nom, prénom, numéro de sécurité sociale…). Permettant ainsi de générer « un gain de temps évident et une sécurisation de plus pour les professionnels et leurs patients », s’est félicitée la société DV santé ».

https://www.ticsante.com/story.php?story=4616

 

Simplifier la réalisation des bilans partagés de médication grâce au recours au digital

De son côté, Le Quotidien du pharmacien cite les propos de Thibaud Lefèvre, notre directeur technique, dans un dossier consacré aux bilans de médication. « DV Santé, qui avec sa plate-forme Monali travaille d’abord sur le parcours de soins du patient entre l’hôpital et la ville et est donc centré principalement sur les problématiques d’interprofessionnalité, estime important de proposer aussi des « outils métiers » adaptés à l’activité des différents professionnels de santé. Pour les pharmaciens, la plateforme leur donne déjà la possibilité de mener des EP, par le biais d’un moteur de formulaires. « Grâce à ces formulaires, il est possible de créer et de faire évoluer questions et réponses, pour les transformer ensuite en PDF qui seront transmis au dossier patient », explique Thibaud Lefèvre, directeur technique de DV Santé. Ces formulaires peuvent être également utilisés pour décrire les interactions médicamenteuses, un dispositif cependant décrit comme « basique » puisqu’il faut quand même des manipulations humaines pour extraire des données. Comme l’annonce le journaliste Hakim Remili,  « une nouvelle version va sortir en juin, avec la possibilité d’établir des paramétrages plus poussés afin notamment de mieux appréhender l’aspect interactions médicamenteuses. Mais DV Santé rappelle la nature même de son activité, celle de croiser des données émanant de différents praticiens, quelque chose par essence de très vaste ».

Nous reviendrons très bientôt sur ces évolutions.

 

https://www.lequotidiendupharmacien.fr/marketing-et-gestion-dune-officine/article/2019/04/18/simplifier-la-realisation-des-bilans-partages-de-medication-grace-au-recours-au-digital_277871

 

Synthèse réalisée par Philippe Duperray

Brèves du 19 Avril 2019

Le 19 avril 2019,

La loi Santé devant le parlement

 

Les députés ont adopté un grand nombre d’amendements qui figuraient dans le projet de loi santé. C’est maintenant au Sénat de se prononcer pour une adoption finale avant l’été.

 

 

Largement adopté par les députés, le projet de loi santé entérine différentes mesures qui concernent plusieurs professionnels de santé comme la fin du numerus clausus et des ECN (Examen classant national pour les internes) et la mise en place d’une recertification des compétences. La lutte contre les déserts médicaux constitue l’un des grands objectifs. Des mesures incitatives sont prises comme l’élargissement du contrat d’engagement de service public (CESP) à des praticiens à diplômes étrangers hors Union européenne, l’extension des possibilités de recours au statut de médecin adjoint et la création d’un statut unique de praticien hospitalier.

Les députés ont ouvert aux sages-femmes la possibilité de vacciner les enfants, et non plus seulement les nouveaux nés, aux pharmaciens celle de prescrire certains vaccins et aux orthoptistes et opticiens-lunetiers celle d’adapter les prescriptions médicales initiales de verres correcteurs.

De leur côté, les pharmaciens sont aussi autorisés à délivrer certains médicaments habituellement soumis à ordonnance dans le cadre d’un exercice coordonné. Le pharmacien correspondant pourra renouveler des traitements chroniques et adapter des posologies dans le cadre d’un exercice coordonné, il pourra pratiquer certains vaccins à prescription médicale obligatoire et substituer un médicament d’intérêt thérapeutique majeur lorsque celui-ci est en rupture d’approvisionnement, sans accord préalable du médecin.

Certains hôpitaux locaux pourront, par dérogation et sur autorisation expresse du directeur général de l’agence régionale de santé (ARS), « pratiquer certains actes ciblés impliquant des procédures courtes, standardisées, à faible niveau de risque, et dont la liste serait validée par la Haute Autorité de santé ». Il s’agit par exemple des « interventions n’imposant pas nécessairement le recours à une anesthésie générale ou locorégionale comme la chirurgie de la cataracte, l’IVG instrumentale ou le traitement de certaines lésions du col de l’utérus ». À ces dérogations, un amendement parlementaire est venu ajouter les soins palliatifs. Par contre, Agnès Buzyn a été très ferme sur l’obstétrique et refuse donc, de revenir sur l’absence d’activités de maternité dans les hôpitaux de proximité.

Concernant les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), un amendement du gouvernement, doublé d’un amendement du rapporteur, a supprimé la liste des missions de la CPTS, afin de ne pas préjuger des négociations en cours sur la question entre les représentants des professionnels de santé et l’assurance maladie. Pour rappel, un millier de CPTS devraient voir le jour d’ici 2022. Regroupant tous les professionnels de santé d’un territoire, ces CPTS ont pour but de favoriser le travail en équipe des professionnels de santé libéraux avec notamment la prise en charge de consultations sans rendez-vous, pour soulager l’hôpital.

Quelques autres amendements significatifs ont été adoptés comme l’intégration à la future plateforme des données de santé des données recueillies par la PMI, la santé scolaire et la médecine du travail ou l’extension de la télémédecine à l’ensemble du territoire et non plus seulement « en tenant compte des déficiences de l’offre de soins dues à l’insularité et l’enclavement géographique ».

 

Création de l’espace numérique en santé

 

Tous les patients devront pouvoir ouvrir leur propre « espace numérique de santé » au plus tard le 1er janvier 2022.

 

 

Il s’agit de réunir sur la même plateforme gratuite et personnalisable, tous les services existants (dont le DMP), de fournir des renseignements sur la personne de confiance, des données relatives au don d’organe, voire des constantes de santé produites par des applications (rythme cardiaque, activité physique…). Il sera aussi possible d’accéder aux données relatives au remboursement de ses dépenses de santé, grâce à l’intégration du service ameli.fr.

 

Pour Agnès Buzyn, la ministre des solidarités et de la Santé, il faut remettre l’usager au cœur du dispositif, de le rendre acteur. Le coût de la mise en œuvre de l’espace numérique de santé est estimé à 50 millions d’euros pour la période 2019-2022.

Philippe Duperray

Brèves du 16 mars 2019

Le 16 mars 2019

 

L’impact d’Internet sur la grande distribution

Le saviez-vous ? Auchan a récemment annoncé une perte de plus d’un milliard d’euros pour l’exercice 2018 mais, c’est toute la grande distribution qui souffre. L’équation est simple selon un article paru dans La Croix : plus la taille des magasins est grande, plus la baisse est importante. Le modèle du supermarché inventé à la fin des années 1940 est à bout de souffle.

Car nos manières de consommer évoluent et effectuer nos achats en dehors des villes fait de moins en moins partie de nos réflexes : soit nous commandons sur le Net, soit nous allons vers des enseignes de centre-ville remarque Bernard Cova, sociologue dans l’interview au journal La Croix. Selon lui, les spécialistes d’architecture et de planification urbaine prédisent de véritables cimetières, avec de plus en plus de grandes surfaces abandonnées.

Amazon a provoqué un changement effroyable en prenant des parts de marché dans tous les domaines. Aujourd’hui, le nouveau triptyque qui structure l’existence c’est l’homme, l’écran, le clavier et internet est en partie responsable de la chute du chiffre d’affaires des centres commerciaux.

Faut-il y voir une opportunité pour les pharmacies, sans doute à conditions qu’elles s’adaptent et proposent des services de proximité.

 

Les infirmières veulent un accès direct aux soins infirmiers pour les patients

La FNI (Fédération nationale des infirmiers) a dévoilé les propositions qu’elle a colligées au cours d’une consultation en ligne.

Le souci majeur des infirmiers libéraux est de permettre un accès direct des patients aux soins infirmiers de ville et souhaiteraient instaurer une consultation infirmière de première ligne qui pourrait « prendre en charge les affections bénignes et orienter directement, si besoin, le patient vers le médecin, le spécialiste ou le centre de plaies ».

Autre compétence à élargir selon les IDEL ayant participé au débat : le droit de prescription et être davantage associés à la permanence des soins avec des modalités de rémunération révisées.

L’Ordre infirmier propose lui 4 amendements au projet de loi de transformation du système de santé, de manière à favoriser l’autonomie de la profession, valoriser les compétences, et « faciliter le travail coordonné avec les autres professionnels de santé, réelle nécessité pour répondre aux besoins des patients et axe de transformation pour notre système de santé », pense Patrick  Chamboredon, Président de l’Ordre des infirmiers. Ces 4 amendements sont :

– assouplissement du cadre légal d’intervention de l’exercice infirmier (afin, notamment, de mieux répondre à l’enjeu des déserts médicaux) ;

– plus grande autonomie de l’exercice infirmier en pratique avancé, qui doit pouvoir s’exercer en lien avec les autres professionnels de santé, mais sans pour autant systématiser la « coordination des soins par un médecin ».

– revenir sur le projet qui consiste à favoriser le financement et l’intervention d’assistants médicaux au sein des communautés professionnelles de territoires de santé ;

– instaurer la certification et la valorisation périodique pour tous les professionnels de santé, et pas seulement pour les médecins, dans une logique de droit à l’information du patient.

Pendant ce temps, les négociations infirmières avec la CNAM (Caisse nationale d’Assurance maladie), coincent encore !

 

Projet territorial de santé toujours : « un machin inutile ! »

De son côté, la CSMF (syndicat de médecins libéraux) a analysé le projet de loi portant réforme du système de santé… Le communiqué précise que les médecins libéraux ne veulent pas être aux ordres des GHT dirigés par l’hôpital de référence. Pour eux, ce projet territorial de santé est encore un « machin » qui se surajoute au projet de santé propre aux différents acteurs à l’intérieur du projet régional de santé. « Sortons de cette bureaucratie envahissante, et occupons-nous des patients ! » écrit le syndicat

 

Un exercice coordonné avec les autres professions de santé pour l’avenir de la pharmacie

Pour Nassim Mekeddem, étudiant en pharmacie, ancien président de l’ANEPF et ancien Vice-Président de la FAGE, « si nous voulons tirer notre système de santé vers le haut, il faudra résoudre cette question d’une meilleure collaboration, coordination et communication  entre les différents professionnels de santé que ce soit en ville, en milieu rural mais aussi dans les relations “ville-hôpital”, afin d’améliorer la prise en charge du patient et de renforcer la notion de parcours de santé. »

Si le pharmacien d’officine a un rôle primordial à jouer, il faut réfléchir collectivement à définir, pour chaque nouvelle mission, nouveau service, une nomenclature de tarification, avec un prix à définir et des modalités de facturation à fixer (au temps, à l’acte, un forfait, prix libre…), pense Nassim Mekeddem qui va consacrer sa thèse de fin d’études à ce sujet.

 

Philippe D.

 

 

 

Brèves du 1er Mars 2019

Le 1er mars 2019

 

Les actions des Agences Régionales de Santé

 

En 2018, l’ARS Centre-Val de Loire a financé du matériel médical pour un montant de 5 495 441 € aux établissements du secteur médico-social. Ce soutien est destiné aux personnes âgées, sur l’ensemble des départements de la région Centre-Val de Loire. Cela permet d’améliorer les conditions de vie et de faciliter la quotidien des résidents et du personnel. Des lève-personnes, chaises de douche électriques, fauteuils roulants, fauteuils pèse-personne, lits, rails de transfert sont ainsi fournis.

Pour information, nous venons de présenter Monali à l’ARS Centre-Pays de Loire dans le cadre de l’appel d’offre pour les Services Numériques d’Aide à la Coordination.

 

De son côté, l’ARS Île-de-France dresse un premier bilan positif des mesures mises en place en faveur de l’accès aux soins. Dans un document intitulé « Renforcer l’accès aux soins en Île-de-France : point d’étape à fin 2018 », l’Agence témoigne de l’intensification de la territorialisation des actions de l’ARS et de sa volonté de réagir face au constat que les conditions d’accès à des professionnels de santé, en particulier à des médecins généralistes, se sont largement dégradées en quelques années. L’Île-de-France est même la région qui compte le plus d’habitants n’ayant pas accès à un médecin de façon satisfaisante. L’Agence rappelle aussi que le renforcement de l’accès aux soins passe également par le développement du numérique en santé.

Le rapport est sur le site internet de l’ARS Île-de-France

 

Savez-vous ce qu’est la PAPS ?

Le portail d’accompagnement des professionnels de santé (PAPS) est un service d’information de proximité développé par les agences régionales de santé pour orienter les étudiants, internes, médicaux et paramédicaux à chaque étape clé de leur vie professionnelle.

L’ARS Occitanie souhaite ainsi accompagner sur la durée les professionnels de santé, les informer et faciliter leur installation dans les territoires fragiles afin de répondre aux besoins de santé et de réduire les inégalités d’accès aux soins.

Pour connaître toutes les clés pour se former, s’installer et exercer en région, le référent installation est le Dr Eric Schwartzentruber. Neuf professions sont présentées dans les PAPS : médecins, chirurgiens-dentistes, pharmaciens, sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes et pédicures-podologues.

Info sur http://www.occitanie.paps.sante.fr/Accueil.38884.0.html

 

 

Les infirmières, l’OMS, le rapport Aubert et la consultation préopératoire

 

Pour Howard Catton, le Directeur des Soins Infirmiers, Politiques et Programmes du Conseil international des infirmières (CII, « les infirmières jouent un rôle central pour réaliser et porter les politiques de santé mondiales, en assurant l’accès aux soins de santé et aux soins de santé primaires. Nous devons faire pression sur l’OMS et les gouvernements pour qu’ils investissent dans les soins infirmiers et soutiennent le développement des infirmières leaders.» Car les infirmières sont un rouage essentiel de la capacité des pays à répondre aux priorités en matière de santé et à réaliser les objectifs de développement durable.

 

En France, on parle beaucoup du modèle de « paiement combiné » avec le rapport Aubert et de quatre autres modèles :

  • le paiement à la performance,
  • le paiement pour la structuration du service (par exemple, aux enveloppes accordées aux maisons de santé pluridisciplinaires),
  • le paiement à la séquence de soins avec une même enveloppe la prise en charge hospitalière et libérale,
  • le paiement au suivi, pour les pathologies chroniques. Celle-ci pourrait se révéler intéressante pour les Idel, qui seraient rémunérées forfaitairement pour la prise en charge d’un patient et ne seraient, par conséquent, plus obligées de coter chaque AIS.

 

Infirmiers et infirmières peuvent jouer un rôle prépondérant avec les consultations infirmières préopératoires. En effet, ils donnent alors au patient toutes les informations nécessaires au bon déroulement de la chirurgie ambulatoire et ils le rassurent.

Le rôle des infirmières dans cette nouvelle organisation des soins est de « rendre le patient acteur de sa prise en charge et autonome », précise Isabelle Largouët, cadre de santé au groupe hospitalier Bretagne Sud (GHBS) dans un article d’Espace infirmier. C’est aussi ce qui ressort de l’expérience au CH de Dax après la mise en place de Monali.

 

Philippe Duperray

 

Rapport Aubert sur la réforme des hôpitaux et de la santé

Le 4 février 2019

Rapport Aubert sur la réforme des hôpitaux et de la santé

Jean-Marc Aubert a remis à Agnès Buzyn le rapport de la « task force » qu’il présidait depuis plusieurs mois. Il y défend notamment un paiement au suivi des pathologies chroniques avec la mise en place en ville des forfaits de prise en charge comme ceux actés par la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2019 pour les patients diabétiques et les insuffisants rénaux à l’hôpital.

« Ainsi, pour le médecin généraliste, pour l’infirmière libérale, un forfait de prise en charge globale des patients pourra se substituer au paiement des actes actuellement réalisés pour le suivi de certaines pathologies chroniques ».

En fait, quatre scénarios sont proposés :

  • le paiement à la qualité comme une prescription modérée des antibiotiques des médecins à leurs patients ou une large vaccination contre la grippe des personnes de plus de 65 ans qu’ils suivent.
  • le paiement à la pertinence avec une diminution des tarifs dans les régions, les départements où les gestes s’écartent significativement des moyennes nationales
  • le paiement au suivi des maladies chroniques comme vu plus haut.
  • le paiement groupé à la séquence de soins avec par exemple un paiement tout-en-un de l’ensemble des soignants chargés d’une opération de prothèse de hanche d’une personne âgée.

 

Les réactions

La FHF y voit « un certain nombre de constats auxquels elle adhère, notamment sur la prise en compte insuffisante de la pertinence dans le financement. Cependant ce rapport qui était très attendu par les hôpitaux publics ne formule que de timides propositions sur la régulation de l’ONDAM ». « La T2A n’est qu’un outil et que rien ne changera véritablement pour les hôpitaux, actuellement asphyxiés, si on ne modifie pas en profondeur l’ONDAM », indique Frédéric VALLETOUX, président de la FHF.

La Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP) « partage l’ambition et les grandes pistes du rapport ». Cependant, elle « s’oppose à un objectif arbitraire et excessif de réduction de la part du financement lié à l’activité. Elle alerte aussi sur un modèle de financement pour la psychiatrie privée totalement inapproprié qui risque de pénaliser le dynamisme des établissements ».

Le rapport va dans le sens de ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique).

Pour le SML (Syndicat des médecins libéraux), « les propositions qu’il contient visent à déployer en ville, une usine à gaz à travers la collectivisation d’une rémunération forfaitaire entre les différents acteurs, qu’ils soient libéraux ou publics… le rapport dynamite le mode de rémunération des médecins libéraux et de la médecine libérale, et au passage le système conventionnel, sans doute jugé trop protecteur et avantageux pour les médecins libéraux, relégué au rôle d’observateur ».

Les équipes des centres de santé dont FNCS, USMCS (médecins), SNCDCS (dentistes) saluent la publication du rapport « il est enfin possible de reconnaître l’évidence : pour les soins courants, le paiement à l’acte c’est dépassé, place au forfait. C’est en effet un forfait tout compris que les équipes de centres de santé participant au projet EPIDAURE-CDS préparent avec le Ministère pour leurs patients volontaires dans le cadre du fameux article 51 ».

La CSMF (syndicat de médecins) est « frappée par des propositions complexes, essentiellement centrées sur l’hôpital qui est encouragé à intervenir en médecine de ville, contrairement à ce qui devrait être son cœur de mission. Dans ce rapport, la médecine spécialisée libérale y est quasiment oubliée ! »

Et les pharmaciens ? « Le rapport n’en parle pas » regrettent les officinaux.

 

Plus d’informations ici : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_financement_et_regulation.pdf

 

On parle CPTS aux Rencontres USPO

Présent à ces rencontres, organisées par l’ Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine, nous avons pu constater combien le sujet des CPTS (Communauté Professionnelle Territoriale de Santé) est important pour l’ensemble des professionnels de santé. Nicolas Revel, directeur général de la CNAMTS, a notamment déclaré qu’elles « ne décolleront que si chaque professionnel de santé s’en empare et si nous parvenons à les convaincre de son utilité pour les patients et pour les professionnels de santé ». Pour Gilles Bonnefond, président d’USPO, elles ne « fonctionneront s’il y a du contenu. Il faut qu’elles soient utiles pour dégager du temps médical, relever les défis du territoire. Il faut être ambitieux ! ». Pour Claude Leicher, président de la Fédération des CPTS, « nous sommes sur une politique de territoire, l’essentiel c’est le projet de santé. Il faut de la souplesse. » et Thomas Mesnier, député de Charente de préciser « E-ordonnances, CPTS et télésoins sont 3 articles du projet de loi Santé qui seront importants pour les pharmaciens. »

 

Philippe Duperray