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Les brèves Monali

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LES BREVES DU 10 JUIN

Le 10 Juin 2020,

L’impact de COVID-19 sur la prévention santé en France et en Europe

Une enquête (réalisée par Odoxa) compare les connaissances, les pratiques, les attitudes et les comportements des habitants des 5 grands pays européens en terme de santé avant et après le confinement.

Les Français ont réduit leur consommation d’alcool (-6 points), de tabac (-4 points), ou de nourritures grasses et sucrées (-3 points).

Mais, la sédentarité a progressé chez ceux qui étaient déjà assez inactifs et un Français sur trois (35%) a pris du poids (en moyenne +3,5 kg !).

La France est n°1 sur la consommation des produits gras ou sucrés, la Grande-Bretagne sur celle d’alcool et l’Espagne sur le tabac.

Pour l’avenir, 8 personnes sur 10 en France et en Europe souhaitent faire plus attention à la prévention de leur santé.

75,7 % des pharmaciens se disent prêts à assurer le suivi du patient cancéreux à l’officine selon une enquête menée du 15 au 31 décembre 2019.

 

Les états généraux de la profession infirmière de l’Ordre infirmier

L’Ordre national des infirmiers a lancé des états généraux de la profession infirmière pour renforcer la contribution infirmière au Ségur de la Santé. L’idée est de « porter la voix des 700 000 infirmiers de France » pour une revalorisation globale de la profession.

La concertation souhaite aussi porter la réflexion sur le lien ville-hôpital. « Si notre système de santé a besoin d’un hôpital plus fort, celui-ci doit pouvoir s’appuyer davantage sur un réseau de soins en ville pour le compléter, voire le soulager, et les infirmiers sont un maillon essentiel de la santé à domicile », a déclaré l’ONI.

 

StopCovid

Après plusieurs mois de gestation pour le moins difficile, l’application de traçage des contacts du gouvernement, StopCovid, est opérationnelle depuis le 3 juin . Mais, la presse en général se demande si ce n’est pas beaucoup de bruit pour rien. En effet, ce dispositif risque d’avoir un rôle négligeable dans la lutte contre l’épidémie pour la majorité des professionnels de santé.

 

600 infirmières et infirmiers mort de la COVID-19 dans le monde

Le Conseil International des Infirmières (CII) regrette qu’il n’existe pas, au niveau mondial, de recensement systématique et normalisé du nombre d’infirmières et de personnels de santé ayant contracté la maladie ou y ayant succombé.

Cependant, une extrapolation montrerai que plus de 230 000 personnels infirmiers et de santé ont contracté la maladie et que plus de 600 infirmières et infirmiers ont succombé au virus. 7 % en moyenne des cas de COVID-19 dans le monde concernent des infirmières et des personnels de santé. Ils courent donc un risque personnel important, tout comme leurs patients.

Le Directeur général du CII, Howard Catton, note que : « À l’heure actuelle, le métier d’infirmière semble être l’un des plus dangereux au monde. »

 

Paracétamol : la baisse de prix est abandonnée

La baisse de prix des spécialités à base de paracétamol seul est annulée

 

Un film hommage de la FHF

Un film, tourné dans différents établissements publics pendant toutes ces semaines du printemps 2020, rend hommage aux femmes et aux hommes de l’hôpital public.

La Fédération Hospitalière de France rappelle que dans une situation d’urgence absolue, les soignants et toutes les équipes hospitalières ont fait face, jour et nuit, pour sauver des vies. Les Français les ont remerciés en les applaudissant tous les soirs et en acceptant de rester chez eux pendant de longues semaines. Ils ont également multiplié les dons, fabriqué des masques, préparé des repas et multiplié les initiatives pour les soutenir, les héberger, les encourager.

« L’épidémie n’est pas éteinte, rappelle la FHF, elle est ralentie ». Notre système public de santé repose sur le travail et l’engagement quotidiens des soignants au service des autres ».

 

La présidente de l’UNPS à la tête du groupe territoire et coordination des soins du « Ségur de la santé »

Le ministre de la Santé Olivier Véran a désigné Jocelyne Wittevrongel, la présidente de l’Union nationale des professionnels de santé, pour piloter le groupe territoire et coordination des soins du « Ségur de la santé ». Elle  portera donc la parole des professionnels de santé libéraux dans ce groupe de travail chargé de formuler des propositions sur l’exercice coordonné, le développement des Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et les liens entre la ville et l’hôpital.

 

Enquête COVID, confirmation de la décrue épidémique 

1725 médecins généralistes ont répondu à la quatrième enquête MG France sur le coronavirus en pratique ambulatoire. En une semaine, ils ont rencontré 4305 syndromes pouvant évoquer une covid-19, soit en moyenne, 2,5 cas possibles par médecin.

140 résultats de test rt-PCR positifs ont été notés par 5,6% des répondeurs, ce qui représenterait approximativement moins de 5000 tests positifs France entière. Pour les enquêteurs, la baisse sensible du pourcentage de positivité (6,62 pour 100000 habitants, 3,25% des tests pratiqués) traduit la baisse de la diffusion du virus dans la population.

Malgré la sortie progressive du confinement, la décrue épidémique se poursuit. Il convient cependant d’inciter les patients à consulter leur médecin traitant à la moindre alerte.

Nombre de cas et de décès dus à l’épidémie de COVID-19 au 1er juin 2020 à travers le monde

Pays Nombre de cas confirmés Nombre de décès Nombre de cas par million d’habitants Nombre de décès par million d’habitants
États-Unis 1 691 342 99 783 5 461 318
Brésil 391 222 24 512 2 440 139
Russie 370 680 3 968 2 871 27
Royaume-Uni 268 616 37 542 4 153 580
Espagne 236 259 27 117 5 131 581
Italie 231 139 33 072 3 863 555
France 182 847 28 836 2 821 430
Allemagne 181 524 8 428 2 199 101
Turquie 159 797 4 431 2 009 54
Inde 158 077 4 534 146 3
Iran 141 591 7 564 1 863 95
Belgique 57 592 9 364 5 088 825
Mexique 74 560 8 134 711 78
Chine 84 104 4 638 60 3
Suède 37 814 4 403 3 696 430
Pays-Bas 46 749 5 981 2 705 346

Source : John Hopkins University of Medecine.

 

Dans son rapport, l’Assemblée Nationale note « que le recours aux téléconsultations, pour lesquelles des mesures dérogatoires ont été adoptées en termes de remboursement, de parcours de soins et de mise en œuvre technique, afin de favoriser leur usage… a explosé dans le contexte du confinement, pour atteindre plus de 485 000 pendant la dernière semaine de mars (contre 10 000 par semaine début mars).

 

Il convient de ne pas oublier la situation tendue dans laquelle les établissements de santé se trouvaient avant la crise sanitaire. Par ailleurs, on peut lire dans ce même rapport : « la crise sanitaire met en lumière la nécessité d’investir davantage la fonction de préparation et de planification à long terme de l’État en matière de sécurité sanitaire et de prévention, et de renforcer les réflexions stratégiques en la matière ; or, il est malheureusement probable que ces sujets soient tout sauf conjoncturels ».

 

http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/rapports/covid19/l15b3053_rapport-information

 

Synthèse réalisée par Philippe Duperray

Plateforme Monali recensée par le Ministère des Solidarités et de la Santé

Depuis le 19 mars, la plateforme Monali est recensée par le Ministère des Solidarités et de la Santé comme solution numérique de télémédecine.

En cette période grave de pandémie COVID-19, le partage entre professionnels et l’action clinique à distance sont plus que jamais nécessaires pour agir au plus près de nos patients.

Monali a la note de 10/10 en terme de sécurité de la part du Ministère.

LES BREVES DU 24 DECEMBRE

Le 24/12/2019

La téléconsultation avec Monali

 

La plateforme interprofessionnelle de santé Monali a pour vocation de rendre la pratique professionnelle plus facile. L’objectif est bien d’améliorer le suivi du patient et d’accélérer le parcours de soins.

 

A compter du 1er janvier, Monali propose aux infirmières et aux infirmiers une solution de téléconsultation. Cela s’inscrit pleinement dans les nouvelles missions qui leurs sont confiées parce qu’ils sont en première ligne pour répondre aux besoins de leurs patients. L’objectif est d’accroître la pertinence de la prise en charge au domicile quand la personne est difficilement transportable, trop éloignée du cabinet médical ou en situation d’urgence.

 

Pour répondre au mieux à ces préoccupations, l’application Monali permet désormais aux infirmiers et infirmières libéraux de se connecter avec le médecin choisi par le patient. Ce contact direct par vidéo se fait à la demande du patient ou du médecin. La présence de l’infirmier ou de l’infirmière favorise l’échange et surmonte les difficultés que pourrait rencontrer la personne isolée ou dépendante.

Grâce à Monali, la connexion pour la téléconsultation est entièrement sécurisée. Il suffit de créer une conversation avec le patient puis, de sélectionner le médecin comme « autre participant ». La conversation se fait oralement et un simple clic sur l’icône vidéo ouvre l’écran, depuis son téléphone ou son ordinateur. Le gain de temps bénéficie à tous, puisque le rendez-vous en téléconsultation s’effectue au domicile du patient. Il peut être à l’initiative du médecin traitant ou à la demande de l’infirmière, qui souhaite obtenir l’avis éclairé du praticien. Enfin, c’est aussi la possibilité pour une personne isolée de voir le professionnel de santé de son choix à distance en présence de l’infirmier ou de l’infirmière qu’elle connaît bien.

 

La solution est donc simple d’utilisation puisqu’elle ne nécessite qu’un téléphone et une connexion Internet. Enfin, cette offre de téléconsultation, comprise dans l’abonnement MONALI CARE +, est intégralement compensée par la subvention de l’Assurance maladie de 350€ (subvention supérieure au prix de l’abonnement). Cela n’entraîne donc pas de dépense supplémentaire, pas plus pour les patients que pour le médecin ou l’infirmière.

Nous sommes à votre disposition pour vous présenter cette nouvelle fonction disponible sur Monali. Vous pouvez aussi retrouver nos informations générales sur le site monali.fr.

 

L’offre MONALI CARE +

– 25 €/mois soit 300 €/an (ou 275€ si un seul prélèvement annuel)
– Téléconsultation
– Nombre de patients actifs illimité
– Dossiers de soins partagés avec les autres professionnels de santé désignés par le patient
– 7 secteurs géographiques accessibles
– Formation comprise
– Assistance technique : 4 heures les jours ouvrables

 

A propos de Monali

Plus de 1500 paramédicaux libéraux et plus de 100 pharmacies utilisent déjà Monali®. Le projet est activement soutenu par les professionnels de santé, URPS, représentants des Ordres, syndicats professionnels, groupements de pharmaciens et des partenaires de l’Industrie pharmaceutique.

Tous sont convaincus de la pertinence de Monali® en regard des perspectives de prise en charge des patients préconisées par les pouvoirs publics. Créée il y a 3 ans, la plateforme est désormais distribuée sur plus des deux tiers de la France.

Monali est une plateforme sécurisée. Les données de santé sont gérées conformément à la réglementation et sont hébergées par Claranet, un Hébergeur Agréé de Données de Santé à caractère personnel (HDS). Monali possède également un label éthique ADEL pour le traitement éthique des données numériques.

Monali constitue la solution du quotidien pour les acteurs de santé souhaitant s’intégrer au cœur du parcours patient.

Synthèse réalisée par Philippe Duperray

 

Les brèves du 25 novembre 2019

Le 25 novembre 2019

 

Le Livre Blanc de la profession infirmière

Catalogue de service

Publié par l’Ordre des Infirmiers, ce livre blanc de la profession infirmière est assorti de 26 propositions visant à reconnaître pleinement la consultation infirmière, à élargir la prescription des infirmiers pour améliorer l’accès aux soins, à élargir le domaine de compétence des infirmiers pour renforcer la qualité des soins délivrés et, enfin, leur faire jouer rôle clé en matière de prévention et d’éducation pour la santé.

Alors qu’on éprouve de grandes difficultés pour réformer le système de santé dans un contexte budgétaire contraint, le COI considère que les infirmiers doivent être davantage reconnus dans les textes et sur le terrain pour leurs compétences et leur contribution à l’offre de soins.

 

  1. Instituer une consultation infirmière dédiée aux patients chroniques : observance du traitement, prévention, dépistage des complications, bilan
  2. Créer, dans le cadre du maintien à domicile, une consultation infirmière d’évaluation et de coordination du parcours comprenant : analyse de la situation de la personne, planification des soins, mise en œuvre, évaluation et réajustements.
  3. Instituer une consultation infirmière d’évaluation à la sortie d’hôpital ou en sortie de chirurgie ambulatoire en cas de retour à domicile complexe incluant une prise en charge infirmière.
  4. Créer une consultation infirmière de suivi des patients traités par anticancéreux à domicile.
  5. Instituer, dans les maisons de santé pluridisciplinaires et les structures coordonnées, une consultation infirmière de première ligne au cours de laquelle l’infirmier prendrait en charge les affections bénignes et orienterait directement, si besoin, le patient vers le médecin généraliste ou spécialiste
  6. Effectuer des consultations à la demande en plus des Visites d’Information et de Prévention pour les infirmiers de santé au travail.
  7. Prescrire l’ensemble du matériel nécessaire à l’autonomie : lits médicalisés, prévention anti-escarres, aide à la déambulation…
  8. Prescrire la réalisation d’actes de soins des plaies aiguës (produits, dispositifs médicaux, durée et fréquence des actes).
  9. Prescrire des actes biologiques (I.N.R., Hg Glyquée, etc.) pour les patients chroniques pris en charge et suivi.
  10. Prescrire des antalgiques dans le cadre de la lutte contre la douleur et des soins palliatifs
  11. Renouveler et adapter les traitements des patients souffrant de pathologies chroniques pris en charge et suivi.
  12. Prélever et collecter les sécrétions et excrétions par l’infirmier sans prescription médicale en prévision d’analyses biologiques.
  13. Ouvrir et valoriser la télésurveillance et la téléexpertise aux infirmiers pour le suivi des patients chroniques ou des plaies notamment.
  14. Prescrire et administrer des compléments nutritionnels après évaluation.
  15. Concourir à l’évaluation clinique par la réalisation d’actes sans prescription médicale (gazométrie en radial, prise de sang, pose de sonde à oxygène, électrocardiogramme, pose et retrait de voie veineuse périphérique…).
  16. Poser et retirer la sonde urinaire sans prescription médicale.
  17. Autoriser l’injection et la perfusion par l’infirmier à domicile d’antalgiques en cathéters périnerveux en sortie de chirurgie ambulatoire.
  18. Créer une consultation infirmière de prévention (suivi tabagique, soins relationnels, coordination sanitaire et sociale…).
  19. Instituer un entretien-bilan de prévention de la perte d’autonomie pour les personnes à partir de 65 ans incluant un bilan vaccinal.
  20. Prescrire des conseils hygiéno-diététiques ou de rééducation simple.
  21. Étendre la vaccination des adultes sans prescription médicale.
  22. Modifier le code de la santé publique pour ne plus considérer l’infirmier comme « auxiliaire médical » mais comme professionnel de santé à part entière.
  23. Créer à l’université des départements de sciences infirmières avec professeurs, maîtres de conférences…
  24. Initier une démarche visant à déterminer des seuils minimaux d’infirmiers par nombre de patients selon les différentes activités de soins et les prises en charge.
  25. Conférer le statut de salarié protégé aux infirmiers en santé au travail.
  26. Créer un statut d’infirmier coordonnateur de parcours en Communautés Professionnelles Territoriales de Santé notamment.

https://youtu.be/gXXWhhw1UqA

 

Un pas du gouvernement pour les aidants

En France, les aidants sont entre 8 et 11 millions. Il s’agit de toute « personne qui vient en aide, de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne d’une personne en perte d’autonomie, du fait de l’âge, de la maladie ou d’un handicap ».
Comme leur nombre va croître, le gouvernement a proposé un plan en octobre dernier, avec six « priorités » et 17 mesures assorties d’une enveloppe de 400 millions d’euros sur la période 2020-2022.

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) en cours de discussion prévoit l’indemnisation du congé de proche aidant et sera étendu aux travailleurs indépendants, aux chômeurs indemnisés et aux fonctionnaires.

Une allocation  indemniserait des jours pris consécutivement, de manière fractionnée ou en complément d’une activité à temps partiel. Le montant de cette allocation sera équivalent à l’allocation journalière de présence parentale : 43 euros par jour pour les personnes vivant en couple et 52 euros par jour pour une personne seule.

«Trois mois, c’est inadapté à la réalité » a déploré le Dr Hélène Rossinot, tandis que Pascal Jannot, de l’association La maison des aidants, pense que  : « ça reste dérisoire au vu de ce qu’est l’aidance : une vie entière auprès d’un enfant handicapé, au moins quatre à cinq ans pour un proche âgé ».

Pour coordonner les différentes actions, le gouvernement veut mettre en place un numéro de téléphone unique et d’une plate-forme internet qui recensera toutes les initiatives sur les différents territoires.

Pour les professionnels de santé, le gouvernement propose le développement d’un « réflexe proches aidants » …

 

Meilleur Dispositif Médical au Monde – 2019

Parmi les 100 premières villes du monde en matière d’infrastructures hospitalières, en termes de personnel médical, d’éducation, de qualité des soins, de satisfaction, d’efficacité des traitements, d’accessibilité des citoyens… figurent 5 villes françaises dont Paris 4e au classement mondial. Tokyo est la meilleure ville du monde en terme d’infrastructure médicale, suivie de Boston et Londres. La France obtient le meilleur score d’accès aux soins global de toutes les nations avec Paris (4e), Lille (36e), Bordeaux (39e), Marseille (42e) et Nice (66e).

 

 

CPN des CPTS

Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, a été élu président de la commission paritaire nationale (CPN) des #CPTS pour 2 ans. Daniel Guillerm, président de la Fédération nationale des infirmiers (FNI), lui succédera pour les deux années suivantes.

Jean-Paul Ortiz le rappelle « l’enjeu des CPTS est d’impliquer l’ensemble des professionnels de santé, dans toutes les professions concernées ». C’est par l’implication de tous ces professionnels « que le système de santé restera accessible à tous, quelle que soit la zone géographique considérée, et permettra d’apporter partout des soins de qualité et de proximité ».

 

 

Téléconsultation pour les diabétiques

54% des patients diabétiques de type 1 et 2, traités par insuline ou non, sont favorables au développement de la téléconsultation, selon une étude Harris Interactive pour Roche Diabetes Care France (filiale du groupe Roche)…

Source : Tic Pharma

 

 

L’ascension de Google en santé continue d’inquiéter 

Recherche de professionnels de santéLes célèbres GAFA n’ont jamais caché leur intérêt pour le domaine de la santé car prometteur d’importants profits. Google s’est par exemple rapproché de Sanofi pour élaborer de nouvelles stratégies en matière de traitement du diabète…  le Wall Street Journal a révélé un accord passé entre Google et Ascension, un groupe privé (catholique) et associatif qui gère deux mille six cent établissements de soins dont cent cinquante hôpitaux et cinquante établissements pour personnes âgées… Le contrat prévoit le transfert des dossiers médicaux complets vers Google, afin de développer des programmes informatiques d’orientation vers les examens complémentaires et les traitements les mieux adaptés et des logiciels d’aide au parcours de soins.

Outre l’ampleur des données très confidentielles qui sont ainsi transmises, c’est l’absence de demande de consentement des patients qui concentre aujourd’hui l’attention de l’opinion américaine…

Les législateurs américains (et les autres) devraient faire preuve de plus de vigilance.
Source :  jim.fr

 

Synthèse réalisée par Philippe Duperray

LES BREVES DU 18 OCTOBRE 2019

Le 18 octobre 2019,

Infirmières et infirmiers en première ligne pour la vaccination antigrippale

La campagne de vaccination antigrippale a débuté le 15 octobre avec les 123 800 infirmières et infirmiers libéraux de France.

Les infirmières et les infirmiers peuvent désormais vacciner tous les adultes prévus au calendrier vaccinal, y compris les femmes enceintes et les personnes n’ayant jamais été vaccinées. « L’objectif, précise l’Ordre National des Infirmiers, est d’améliorer la couverture vaccinale contre cette pathologie saisonnière qui cause chaque année une surmortalité notamment chez les personnes âgées et fragiles.

87% des infirmières et infirmiers souhaitent voir cette compétence élargie à d’autres vaccinations ».

Une toute récente enquête menée par l’Ordre des infirmiers auprès de 5600 infirmiers confirme que les infirmiers, quel que soit leur mode d’exercice, suivent des patients fragiles (seniors, patients chroniques, enfants…) et quasiment tous (93,3%) des patients chroniques.

91,4% vaccinent leurs patients contre la grippe, 72% vaccinent leurs collègues et leur entourage proche, 40% se vaccinent eux-mêmes.

Synthèse réalisée par Philippe Duperray

BREVES DU 25 SEPTEMBRE 2019

Le 25/09/19,

Pacte de refondation des urgences

Materiel MedicalAgnès Buzin, ministre des Solidarités et de la Santé, a réuni des professionnels de santé pour échanger sur les bonnes pratiques issues du terrain. Trois sujets ont ainsi été traités au cours d’ateliers :

  • l’admission directe des personnes âgées dans les services d’hospitalisation,
  • la gestion des lits dans les hôpitaux
  • le développement des compétences des paramédicaux

Concernant, le passage par les urgences pour les aînés, il s’avère que c’est en fait une facteur de risque puisque 23% des personnes de plus de 75 ans passent en effet plus de 8 heures dans ces services contre 10% des 15/74 ans.

Par ailleurs, il est démontré qu’une gestion efficace des lits d’aval des urgences contribue à désengorger les services en permettant aux patients qui le nécessitent d’être hospitalisés plus rapidement. Enfin, sur l’application dans les services d’urgence de protocoles de coopération au bénéfice des infirmiers, les services d’urgence pourront s’appuyer dès octobre sur de nouvelles compétences accordées aux infirmiers dans le cadre de la délégation de certaines tâches. En outre, les infirmiers auront la possibilité dès 2020 de se former à la pratique avancée aux urgences.

Rappelons que le pacte comprend 12 mesures clefs et qu’il est doté de 754 millions d’euros de 2019 à 2022. Notamment, la mesure n°6 visera à intégrer la vidéo à distance dans tous les Samu dès le début 2020 pour permettre le transfert de flux vidéo entre l’appelant et le médecin régulateur du Samu.

Quelques  jours auparavant, Agnès Buzyn avait précisé que « les personnes appelant le Samu pourront, en fonction de leur situation, basculer vers un appel vidéo. En effet, l’apport de la vidéo améliorera significativement la qualification des appels… »

Les infirmières en première ligne

Infirmière à l'hôpitalLes représentants des infirmiers et infirmières se montrent très satisfaits des différentes annonces sur ce pacte. Ainsi, pour la Fédération Nationale des Infirmiers (Syndicat d’infirmiers), la mesure qui va permettre à leur profession une prise en charge directe participera à la résolution de la crise que traversent les urgences. Pour la FNI, ces dispositions doivent être étendues et surtout ne pas se limiter aux professionnels intégrés dans des maisons de santé pluri professionnelles de type SISA.

De son côté, Patrick Chamboredon, Président de l’Ordre des infirmiers, se félicite du fait de s’appuyer sur les compétences des infirmiers pour apporter des solutions à un enjeu de santé publique. C’est, pour lui, suffisamment rare pour être souligné. L’Ordre des infirmiers se réjouit aussi que les pouvoirs publics semblent enfin mieux considérer les savoir-faire et les connaissances cliniques de la première profession de santé en France. Continuons sur cette voie ! conclut-il.

La Fédération des kinésithérapeutes sera, dit-elle, proactive dans la mise en œuvre de ces mesures afin de faire valoir les droits à une rémunération juste de ces nouvelles missions de santé publique.

 

CPTS et actions pour Ma santé 2022

Agnès Buzin a, par ailleurs, présenté les avancées de la première année de mise en œuvre de la stratégie lancée par le président de la République. Pour elle, l’année 2019 a déjà permis d’initier la refonte en profondeur des études en santé comprenant notamment la suppression du numerus clausus, des épreuves classantes nationales et du concours d’entrée en institut de formation en soins infirmiers… De plus, les 50 premiers infirmiers de pratique avancée sont entrés en fonction… Elle a souligné que depuis mars 2017, le nombre de maisons de santé pluriprofessionnelles a progressé de près de 40%, le nombre de centres de santé médicaux polyvalents a quant à lui augmenté de 25%,
Concernant, les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), 400 projets sont recensés – soit 50% de plus que l’an passé – et le premier conventionnement interviendra mi-septembre avec la CPTS de Vénissieux. Une CPTS pourra percevoir jusqu’à 400 000 € pour les missions de service public qu’elles rempliront. Dans la cadre de Ma santé 2022, le développement de CPTS conventionnées doit à terme assurer un maillage de tout le territoire.

 

Journée mondiale des pharmaciens

Le thème retenu pour le mercredi 25 septembre est cette année  » Pharmacien: votre expert en médicaments « . Les pharmacies françaises peuvent saisir là, l’occasion d’approfondir le dialogue avec les patients pour renforcer l’adhésion à leur traitement. Cette journée doit aussi permettre de parler de la coordination des soins entre professionnels de santé. Monali constate que sa solution est bien au cœur de ces deux sujets. Cette journée mondiale a été créée en 2009 à l’initiative de la Fédération internationale pharmaceutique (FIP).

 

La pharmacie moyenne en chiffres

Selon l’étude menée comme chaque année par Fiducial, le chiffre d’affaires moyen d’une pharmacie est, pour 2018, de 1,569 million d’euros. Une officine de pharmacie emploie en moyenne 4,7 salariés équivalents temps complet (hors titulaire ou associés) ce qui donne un chiffre d’affaires moyen par salarié de 336 000 .

En 2020, le DMP devient automatique

Dès l’année prochaine, chaque assuré se verra doté automatiquement d’un dossier médical partagé (DMP), sauf à s’y opposer formellement. Actuellement, seulement 7 millions de Français détiennent un DMP. C’est pourquoi, l’Assurance-maladie a lancé une nouvelle campagne de communication pour notamment améliorer le taux de notoriété du DMP. Il semble que les médecins l’utilisent plus, puisque 20 % d’entre eux y abondent régulièrement. Les pharmaciens restent les premiers contributeurs de création de DMP, 89 % des pharmaciens proposent l’ouverture du DMP à leurs patients.

 

Synthèse réalisée par Philippe Duperray

 

LES BREVES DU 3 SEPTEMBRE 2019

Le 3 septembre 2019,

Les textes pour la création des assistants médicaux sont parus

Le 20 août, un arrêté a été publié confirmant l’avenant n°7 de la convention des médecins et la création du nouveau métier d’assistant médical.

Les assistants médicaux doivent permettre aux médecins de libérer du temps médical afin notamment de pouvoir suivre un plus grand nombre de patients, mieux les prendre en charge, coordonner leurs parcours et s’engager plus fortement dans des démarches de prévention, précise le texte.

3 domaines d’intervention pour ces missions confiées à l’assistant médical, des tâches de nature administrative, comme :

  • l’accueil du patient et la gestion de son dossier informatique ;
  • aide au déroulement de la consultation ;
  • des missions d’organisation et de coordination avec les autres acteurs intervenant dans la prise en charge des patients.

Cette mesure permettra peut-être de lever les réticences de certains médecins à s’investir dans l’interprofessionnalité.

 

Les CPTS doivent « développer le recours à la télésanté »

Les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) vont être incitées à « développer le recours à la télésanté (télémédecine et télésoin) ». Un accord conventionnel a été conclu entre l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam) et une quarantaine d’organisations syndicales. Il prévoit ainsi le financement des CPTS en contrepartie d’une série de missions car ces structures « peuvent notamment constituer un cadre particulièrement porteur pour favoriser le développement des téléconsultations dans le respect du parcours de soins ».

Il s’agit en particulier, précise l’article de tic santé, de « répondre aux besoins de soins » lorsque le patient ne dispose pas d’un médecin traitant désigné, ou que ce dernier n’est pas disponible « dans un délai compatible avec l’état de santé du patient ».

Source : https://www.ticsante.com/story.php?story=4742

 

Le pharmacien et la coordination des soins

PharmacienPour Morgane Freudiger, responsable marketing d’Observia, « en lien avec le médecin traitant, le pharmacien d’officine devient le nouveau pilier de la coordination des soins. »

Plus qu’un commerçant de quartier, elle considère le pharmacien comme « le premier professionnel de santé de proximité des français d’autant qu’il jouit d’une excellente relation de confiance avec les patients ». Face aux déserts médicaux, à la diminution des durées de séjours hospitaliers implique, le rôle du pharmacien se renforce et se transforme pour assurer un meilleur maintien des personnes âgées à domicile.

Et si le pharmacien devenait le pivot de la transition ville-hôpital-ville aux côtés du médecin traitant, pilier de la coordination du parcours de soins ? se demande Morgane Freudiger. Pour Monali, c’est certain, la réponse est oui en pensant aussi à associer l’infirmière et l’infirmier libéraux, notamment sur la coordination entre l’hôpital et la ville et d’accompagnement des patients.

« Avec l’arrivée des entretiens pharmaceutiques en 2013 et du bilan partagé de médication en 2018, le pharmacien participe activement à l’information et l’éducation du patient, au suivi de son adhérence médicamenteuse et à la lutte contre l’iatrogénie, en collaboration étroite avec le médecin traitant. … »

L’organisation du parcours de soins de demain se dessine avec « un pharmacien aux missions élargies, un médecin traitant en charge de la coordination des soins, (ndlr – et des infirmières au domicile des patients et le partage avec l’ensemble des professionnels de santé du patient)…

Pour Morgane Freudiger, il convient de « favoriser la communication inter-professionnelle et développer les outils adéquats ! Au-delà des interactions pharmacien-médecin traitant, le pharmacien de ville voit également ses relations avec le milieu hospitalier évoluer et se multiplier. » Encore une fois, c’est bien là aussi l’objectif de Monali !

… car « il est fondamental qu’un partage d’informations se fasse entre l’hôpital et la pharmacie d’officine et c’est ici que les enjeux d’interopérabilité et d’usage sont les plus critiques. » … « Cette tendance à la délégation de compétences et au partage des tâches, nécessite une grande transparence, des mots, des rôles et des responsabilités clairs ainsi que des garanties pour que les actes se déroulent en toute sécurité », remarque-t-elle.

 

Voir tout l’article : http://bit.ly/2PyPjYv

 

Les jeunes et l’hygiène de vie

Une étude publiée par Sanofi en juillet dernier montre que 76 % des jeunes Français, de 23 à 38 ans, prennent au sérieux la gestion de leur santé et leur bien-être. En effet, pour eux, « self-care » veut dire bonne hygiène de vie. Ils pensent qu’il faut manger sainement (60 %), dormir suffisamment (46 %) et être actif physiquement (46 %). Ils sont aussi sensibles à la nécessité de surveiller leur poids et leur tension artérielle.

 

 

Les infirmiers libéraux dans le Collectif SOS Retraites

9 syndicats de professionnels libéraux (médecins, chirurgiens, kinésithérapeutes, infirmiers, orthophonistes et podologues notamment) participent à la création du Collectif SOS Retraite. L’objectif est de « sauver leur régime de retraite complémentaire ». Selon eux, ces professions financent des régimes autonomes depuis des décennies sans avoir jamais rien coûté aux contribuables et la Réforme des Retraites aboutirait à « supprimer ces régimes, à faire un hold-up d’État sur leurs réserves cotisées et à majorer le coût du maintien des retraites à leur niveau actuel, voire doubler les cotisations retraites.

 

Le nouveau rôle des pharmaciens vu par France 2 – Décembre 2018

Synthèse réalisée par Philippe Duperray

LES BREVES DU 6 AOUT 2019

Le 6 août 2019

Six ans de plus pour les infirmiers hospitaliers ?

Les infirmiers et les aides-soignants hospitaliers pourraient, selon un article paru dans jim.fr, être lésés par les changements à venir de la réforme des retraites. Le projet parle de supprimer « la catégorie active des paramédicaux ». Or celle-ci prend en compte la pénibilité d’exercice en permettant un départ anticipé à 57 ans de certains infirmiers hospitaliers qui ont opté pour la catégorie B de la fonction publique. Même les professionnels des catégories B et C (les aides-soignants en l’occurrence) pourraient perdre l’avantage d’une fin de carrière à 57 ans, précise l’article. « Concrètement pour tous ces professionnels ce sont 6 ans de plus à travailler au minimum ! » selon la Confédération nationale infirmière (CNI) qui promet, « la rentrée de septembre promet d’être agitée car il est certain que nous ne resterons pas sans réagir à ces attaques contre des professionnels investis au quotidien dans la prise en charge des patients ».

 

Alerte de l’OMS sur l’usage des cigarettes électroniques

D’un côté, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) qui juge la cigarette électronique « incontestablement nocive » pour la santé, de l’autre la Fédération interprofessionnelle de la vape (Fivape), qui dénonce de « fausses informations ».

Dans nouveau rapport, l’OMS alerte encore une fois sur l’usage nocif de la cigarette électronique en précisant que, les utilisateurs (d’e-cigarettes) continuent en général de fumer des cigarettes combustibles en même temps », d’où un impact réduit sur les risques sanitaires.

En tout état de cause, les conséquences de l’e-cigarette sur la santé sont encore à l’étude et nous manquons de recul. Pour autant, les liquides utilisés pour produire les vapeurs inhalées posent problème. Ils contiennent de la nicotine, une substance très addictive et susceptible d’affecter le développement du cerveau, mais aussi souvent des particules fines qui peuvent se fixer dans les tissus pulmonaires.

Mais, certains addictologues encouragent l’usage de la cigarette électronique dans le cadre du sevrage tabagique. Car pour eux, l’adoption de la vapoteuse présente, à court et moyen terme, une réduction de risque majeur en comparaison de la poursuite du tabagisme.

Alors si, la cigarette électronique ne semble pas dénuée de risques mais, dans l’état actuel des connaissances c’est moins que le tabac.

 

Les choses sérieuses commencent 

 

Les principales mesures de la loi relative à « l’organisation et à la transformation du système de santé », ont été publiées au Journal officiel le 26 juillet.

 

 

Health Data Hub – La « Plateforme des données de santé », ou Health Data Hub, va se substituer à l’Institut national des données de santé (INDS) avec des missions enrichies (article 41). La structure  qui va « réunir, organiser et mettre à disposition les données du système national des données de santé (SNDS) », devra aussi « promouvoir l’innovation dans l’utilisation des données de santé », favoriser l’interopérabilité des données.

Conformité aux référentiels d’interopérabilité et de sécurité – Justement, l’article 44 définit l’interopérabilité des systèmes d’information, services et outils numériques en santé. Il impose la conformité aux référentiels d’interopérabilité et de sécurité des outils utilisés par les professionnels de santé, les établissements des secteurs sanitaire, médico-social et social et les organismes d’assurance maladie.

ENS et DMP – L’ouverture de l’ENS à la naissance des usagers sera, sauf opposition, automatique et gratuite (article 45). A partir du 1er janvier 2022, l’usager pourra accéder à ses données administratives, à son DMP, à ses constantes de santé éventuellement produites par des applications ou objets connectés référencés, à ses données de remboursement et à des outils permettant des échanges sécurisés avec les acteurs du système de santé. L’article 50 de la loi prévoit lui l’ouverture automatique du DMP, sauf opposition de l’usager.

Télésoin – La notion de « télésoin » est définie dans l’article 53 comme la pratique de soins à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication entre un patient et un ou plusieurs pharmaciens ou professionnels paramédicaux.

E-prescription – Le gouvernement est habilité ,grâce à l’article 55, à prendre des ordonnances afin de généraliser par étapes la prescription électronique (e-prescription) d’ici 2021, conformément à la stratégie « Ma santé 2022 ». Celle-ci fait l’objet d’une expérimentation dans trois départements (Val-de-Marne, Saône-et-Loire et Maine-et-Loire) depuis 2017. La phase de généralisation débutera en 2020.

E-carte Vitale – L’expérimentation, pour 12 mois, d’une carte Vitale dématérialisée, ou « eCarte d’assurance maladie », va être lancée à la rentrée de septembre 2019. Elle concerne les caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) du Rhône et des Alpes-Maritimes et les caisses de la Mutualité sociale agricole (MSA) Ain-Rhône et Provence-Azur.

Tour de France de l’e-santé – Le « tour de France de l’e-santé » fera étapes dans 17 villes en France métropolitaine et en outre-mer entre septembre 2019 et février 2020.

 

Plus de détails dans l’article de Ticpharma

https://www.ticpharma.com/story/1032/feuille-de-route-du-numerique-en-sante-les-choses-serieuses-commencent.html

 

L’accélération de la transformation digitale souvent refusée

Selon Fred Cavazza* de nombreuses entreprises et organisations ont une vision à court terme qui ne prend pas réellement en compte les enjeux de l’accélération numérique… le numérique est un sujet absolument prioritaire… pour les autres !Saviez-vous, rappelle Fred Cavazza dans son article, que :Les 2/3 de la population mondiale sont équipés en terminaux mobiles, soit près de 4 MM de mobinautes ;

  • 3,5 MM d’internautes sont actifs sur les médias sociaux ;
  • La moitié des internautes utilise un bloqueur de publicité, tandis que 40% écoutent des podcasts ;
  • La moitié des internautes de 16 à 34 ans ont fait au moins une recherche vocale dans le mois ;
  • 1/5 des internautes regardent régulièrement des contenus relatifs aux sports électroniques…

La quatrième révolution industrielle est donc en marche, elle transforme l’industrie et touche également de nouveaux secteurs d’activité, ceux que l’on croyait à l’abri comme la santé. Le grand public commence à prendre conscience de la place que le numérique occupe dans le quotidien, mais cette prise de conscience se traduit par une méfiance accrue et une volonté d’y remédier… Il y a donc un décalage entre l’opinion publique (du moins ceux qui font le plus de bruit) et les nombreuses initiatives lancées par le Gouvernement…

L’accélération numérique est une réalité, vous ne pouvez pas lutter contre…  Se priver de numérique aujourd’hui, c’est un peu comme se priver d’électricité …  et si 90% des personnes interrogées sont conscientes de l’importance du numérique dans le monde professionnel, seul 1/3 envisage de se former en conséquence et de changer de poste…

Bref, les salariés trainent des pieds, pour des raisons plus ou moins légitimes, et pendant ce temps-là, la dette numérique se creuse et les GAFAM continuent de consolider leurs positions dominantes…

Fred Cavazza conseille donc

1° une remise à niveau régulière des compétences internes,

2° une évolution du SI et l’adoption de nouvelles pratiques pour libérer le potentiel des données,

3° le développement de nouvelles offres pour mieux s’adapter aux nouvelles contraintes du marché et attentes des consommateurs.

 

*https://fredcavazza.net/2019/07/25/lacceleration-de-la-transformation-digitale-est-une-realite-que-beaucoup-refusent-encore/

 

La France reste au 16e rang mondial de l’innovation

Selon l’indice mondial de l’innovation 2019, la France est le 16e pays le plus innovant de la planète. La lourdeur de ses institutions et la qualité du climat des affaires semblent à l’origine de ce mauvais résultat.

Par contre, elle est bien notée pour les investissements en recherche, le développement de ses entreprises et ses infrastructures en télécommunication. La qualité des universités et de la recherche française sont remarqués.

https://www.maddyness.com/2019/07/24/france-16e-rang-mondial-innovation/

 

Des développements grâce aux infirmières 30/07/19

Le nombre d’infirmières qui utilisent Monali ne cesse pas d’augmenter. Un grand merci à toutes celles qui nous apportent leurs idées pour faire évoluer la plateforme.

Ainsi, pour leur éviter de passer un temps fou à déposer et récupérer les ordonnances de leurs patients à la pharmacie, elles peuvent désormais les envoyer, en parfaite sécurité, directement vers la pharmacie du patient !
Il reste juste à passer à la pharmacie pour déposer l’ordonnance originale et à récupérer les produits ! Il est aussi possible de démarrer une conversation avec la pharmacie pour connaitre le délai de préparation, l’heure à laquelle passer.

Nous vous rappelons que si vous recherchez des produits professionnels à bas prix, sur l’incontinence, l’hygiène et les soins, Monali a une solution pour vous :

https://shop.monali.fr

A bientôt pour d’autres nouveautés déployées grâce à nos utilisateurs.

L’équipe Monali

 

Synthèse réalisée par Philippe Duperray

LES BREVES DU 23 JUILLET 2019

Le 23 juillet 2019,

Projet de loi santé adopté

Catalogue de service

Le projet de loi « relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé » a été adopté par le Parlement. Principalement dans les articles 41 à 55, il comprend plusieurs mesures relatives à l’espace numérique de santé (ENS),  au dossier médical partagé (DMP), au télésoin, à l’e-prescription et au Health Data Hub.

 

 

  • Espace numérique de santé et DMP

L’article 45 prévoit l’ouverture automatique et gratuite de l’espace numérique de santé à la naissance des usagers, sauf opposition. L’usager pourra accéder à ses données administratives, à son DMP, à ses constantes de santé éventuellement produites par des applications ou objets connectés référencés, à ses données de remboursement et à des outils permettant des échanges sécurisés avec les acteurs du système de santé.

L’usager pourra proposer des accès temporaires ou permanents à son ENS à un établissement de santé, un professionnel ou une équipe de soins, d’extraire des données de l’ENS ou de clore son espace.

  • Health Data Hub

La « Plateforme des données de santé », ou Health Data Hub, se substitue à l’Institut national des données de santé (INDS). Il s’agit de « réunir, organiser et mettre à disposition les données du système national des données de santé (SNDS) », de « promouvoir l’innovation dans l’utilisation des données de santé » et de favoriser l’interopérabilité des données. Il faut aussi accompagner les porteurs de projets sélectionnés dans le cadre d’appels à projets lancés à son initiative. Le hub doit être créé définitivement d’ici au 31 octobre 2019.

Conformité aux référentiels d’interopérabilité et de sécurité, l’interopérabilité des systèmes d’information, les services et les outils numériques en santé sont présentés dans l’article 44. Les outils utilisés par les professionnels de santé, établissements des secteur sanitaire, médico-social et social et par les organismes d’assurance maladies devront être conformes aux référentiels d’interopérabilité et de sécurité.

  • Définition du télésoin

Dans l’article 53, le télésoin est la pratique de soins à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication entre un patient et un ou plusieurs pharmaciens ou professionnels paramédicaux. Un arrêté du ministre chargé de la santé, après avis de la Haute autorité de santé (HAS) », devra mentionner « les conditions de réalisation du télésoin garantissant leur qualité et leur sécurité ainsi que sur les catégories de professionnels y participant ». Les restrictions géographiques à l’exercice de la télémédecine sont supprimées par l’article 54.

  • E-prescription

Les premières expérimentations de prescription électronique doivent débuter d’ici la fin de l’année. Les « règles relatives aux conditions de certification des logiciels d’aide à la prescription et à la dispensation, tout en assurant la sécurité et l’intégrité des données, en vue de généraliser par étapes la prescription électronique » feront l’objet d’ordonnances.

Dématérialisation de la carte CPS

L’article 49 autorise le gouvernement à adapter l’usage de la carte de professionnel de santé (CPS) aux outils numériques pour notamment pouvoir dématérialiser les moyens techniques d’identification et d’authentification

Par ailleurs, il faut noter la dématérialisation des arrêts maladie, l’inscription dans la loi de l’enregistrement des dispositifs médicaux implantables (DMI) dans le dossier pharmaceutique (DP).

 

Plus d’infirmiers mais mal répartis 

La récente étude de l’Observatoire de l’hospitalisation privée détaille les évolutions démographiques et les activités liées à l’exercice IDE et AS dans le secteur privé.

L’Observatoire relate de façon détaillée la démographie des IDE et AS, avec deux infographies significatives de la montée en puissance du nombre de diplômés et du nombre de professionnels en exercice chaque année. Concernant les IDE, le nombre de diplômés a augmenté de 124% depuis 1992 tandis que celui de professionnels en exercice a fait un bond de 82% depuis 1999. Les jeunes diplômés sont attirés, en priorité, par la spécialité proposée, mais aussi la réputation de l’établissement et les conditions de travail et de rémunération. Mais, des différences régionales sont marquées.

Cette étude propose des fiches d’emploi type par spécialité et traduit de façon précise la conjoncture qui s’est installée dans le secteur privé sanitaire et médico-social.

Pour en savoir plus : http://www.observatoire-hospitalisationprivee.com/wp-content/uploads/2019/04/2019.03.22-OHP_Etude-2018_IDE-et-AS_Version-longue_web-DEF.pdf

 

A propos du Health Data Hub

Des obstacles sont à lever comme les « blocages culturels et psychologiques » au partage des données chez certains producteurs de données amenés à contribuer au Hub. Il est nécessaire d’identifier les sources de données les plus importantes et les plus urgentes à partager pour l’intérêt public et d’élaborer une cartographique de tout ce qui existe.

La question du recueil du consentement éclairé des patients auxquels les données se rapportent doit être débattue.

Selon Maryne Cotty-Eslous, membre du Conseil national du numérique (CNNum), la loi « Ma santé 2022 » constitue « une bonne base » pour la mise en place du Health Data Hub et « l’objectif principal est d’être rentable et de ne pas ponctionner de l’argent au ministère de la santé ».

Rappelons que le gouvernement a prévu de financer le Hub à hauteur de 80 millions d’euros sur les quatre prochaines années, ce qui semble insuffisant selon les experts.

 

Synthèse réalisée par Philippe Duperray

BREVES DU 10 JUILLET 2019

Le 10 juillet 2019,

Médecins, pharmaciens et infirmiers libéraux pour la coopération

L’Atelier Presse Info Plus a organisé une rencontre entre Philippe Vermesch, Président du Syndicat des médecins libéraux (SML), Philippe Besset, Président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et Daniel Guillerm, Président de la Fédération nationale des infirmiers (FNI). Pour améliorer la prise en charge des patients, ils ont décidé de travailler ensemble pour promouvoir une coopération simple et efficace entre médecins, pharmaciens et infirmiers libéraux.

Voir l’émission : https://www.youtube.com/watchtime_continue=1&v=Xzk6wLLRIp4

 

Le point sur la télémédecine

Lors de la dernière réunion de la commission paritaire nationale (CPN), le 19 juin dernier, la caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a présenté à ses partenaires un nouveau bilan, dix mois après sa mise en place, de la télémédecine conventionnée en France.

Le premier bilan communiqué par la caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) mi-mars faisait état de 8 000 téléconsultations remboursées en 6 mois. A la mi-mai, on comptait 16 000 téléconsultations  ce qui demeure encore loin des 500 000 actes prévus initialement en 2019. Huit sur dix de ces téléconsultations ont été réalisées en libéral et la moitié par des médecins généralistes.

Pour Agnès Buzyn , ministre de la santé, « les équipes sur le terrain m’ont expliqué que cela nécessitait l’achat de matériel, de se former mais aussi de dégager des plages horaires dédiées. Ce n’est pas simple et immédiat ». Elle a aussi assumé d’écarter du remboursement les consultations « hors parcours » des plateformes et prestataires privés.

De son côté, le Dr Jean-Paul Hamon de la Fédération des médecins de France affirmait que la télémédecine ne saurait être qu’une « activité annexe » à la limite du gadget …

 

La technologie n’est pas qu’un outil, c’est le point de départ de la stratégie

Pour Philippe Silberzahn, « l’idée selon laquelle la technologie n’est qu’un outil traduit une conception cartésienne de la stratégie dans laquelle la mise en œuvre est subordonnée à la pensée, seule capable de créativité. Évidemment, avec cette conception, la stratégie se prive du potentiel créatif qu’offre la technologie car cette dernière n’est là que pour répondre à un objectif préalablement défini… ».  Selon lui, « Beaucoup de grands disrupteurs ont procédé à l’inverse: ils sont partis d’une technologie et en ont imaginé les implications; ils sont partis de la ressource et se sont demandés: que peut-on faire avec ça ? … la technologie n’a aucune valeur en soi, sa valeur ne dépend que de ce qu’on peut en faire…

Les entreprises qui ne développent pas une culture technique dans leur management l’apprendront à leurs dépens, que ce soit pour développer des produits ou pour conduire leur transformation digitale.

https://philippesilberzahn.com/2019/07/08/la-technologie-pas-que-un-outil-point-de-depart-de-la-strategie/

 

Lutte contre les pénuries des médicaments en France

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a présenté la feuille de route face aux difficultés croissantes d’approvisionnement en médicaments qui touchent près d’1 Français sur 4 . « Pour mieux prévenir, gérer et informer les patients et les professionnels de santé » et pour répondre aux légitimes attentes des patients, cette feuille de route est construite autour de 28 actions regroupées en 4 axes :

 

 

  • Promouvoir la transparence et la qualité de l’information afin de rétablir la confiance et la fluidité entre tous les acteurs : du professionnel de santé au patient
  • Lutter contre les pénuries de médicaments par des nouvelles actions de prévention et de gestion sur l’ensemble du circuit du médicament :
  • Renforcer la coordination nationale et la coopération européenne pour mieux prévenir les pénuries de médicaments
  • Mettre en place une nouvelle gouvernance nationale en instaurant un comité de pilotage chargé de la stratégie de prévention et de lutte contre les pénuries de médicaments.

Synthèse réalisée par Philippe Duperray