5 novembre 2018 Emmanuel Avarello

Bilans partagés de médication, et si nous les utilisions en interprofessionnalité ?

L’ensemble des représentants de la profession des pharmaciens invite les pharmaciens d’officine à s’investir dès à présent et à développer les bilans partagés de médication. L’appel, lancé par l’Ordre des pharmaciens, les syndicats représentatifs, les groupements, l’APR et les étudiants, est clair : « Bilan partagé de médication, il faut débuter en 2018 ! »

Comme le note l’intersyndicale dans son communiqué, « les pharmaciens déjà investis sont satisfaits de la démarche car elle leur a permis de renforcer les liens avec leur patientèle et d’initier des échanges interprofessionnels très constructifs. Les pharmaciens travaillent également en coopération avec les médecins traitants pour sécuriser le parcours de soins des patients âgés polymédiqués et améliorer leur adhésion au traitement ».

Le but est de renforcer le bon usage du médicament par les patients et de réduire les hospitalisations liées aux accidents iatrogènes. Certaines pharmacies dépassent déjà les 50 bilans réalisés dans leur espace de confidentialité, dans les EHPAD ou au domicile du patient quand l’objectif de l’Assurance maladie est de 20 bilans par an et par officine.

L’intersyndicale précise que « les pharmacies seront rémunérées en avril 2019, y compris celles qui débuteraient les bilans au second semestre 2018 et les finaliseraient en 2019. Les bilans partagés de médication représentent une marge de croissance à prendre en compte ! ». Pour l’ensemble des syndicats, « l’enjeu est collectif autant qu’individuel et tout est réuni pour que les pharmacies s’emparent de cette nouvelle mission ! »

Monali a créé avec ses partenaires un support pour accompagner les pharmacies et leurs équipes à la mise en place et au déploiement des bilans partagés de médication dans de bonnes conditions. Des applications pour les Entretiens pharmaceutiques, le suivi de vaccination et le sevrage tabagique sont également disponibles. Notre objectif est pouvoir mettre ses bilans de médications au service des parcours de soins : partager efficacement l’information avec le médecin traitant et les infirmières, demander des bilans dans le circuit de consultation.